En septembre 2008, Décider c’est vaincre le paludisme

En 2000, par les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’ONU a reconnu
l’urgence de lutter contre la pauvreté et pour le droit à la santé, l’un étant indissociable de
l’autre. Ce constat a poussé la communauté internationale à se mobiliser et à agir afin de
réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici à 2015. La lutte contre le paludisme
concourt directement et indirectement à la lutte contre la pauvreté en raison des
populations et des pays qu’il touche.

Force est de constater qu’en 2008, à mi-parcours de la réalisation des OMD, les prévisions et les engagements des 192 pays ont pris du retard.
En dix ans, les budgets alloués à la lutte contre le paludisme ont été multipliés par plus de 20 : 64 millions en 1998 à plus d’1.3 milliard de US $ en 2007.

Le Fonds mondial représente 2/3 de ces financements. Pourtant ces financements demeurent insuffisants. Pour lutter efficacement, les besoins ont été estimés à 3,2 milliards US $ par an.

La mobilisation internationale est aujourd’hui cruciale afin de rendre efficace une lutte qui possède aujourd’hui tous les moyens techniques nécessaires.

La France, pays moteur dans le domaine de la santé internationale, et en particulier dans la lutte contre le paludisme :

 2e contributeur du Fonds mondial à l’échelle internationale, 1er en Europe

 La France a mis en place une stratégie intégrée de lutte contre le paludisme, s’appuyant sur son savoir-faire et son rôle dans le domaine de la santé internationale.

 La France a de vrais pôles de compétence scientifiques et de recherche et de nombreux acteurs engagés dans la lutte contre ce fléau.
Acteur privilégié de la lutte contre le paludisme, la France doit faire de sa présidence de l’Union européenne une opportunité pour mobiliser les volontés au sein de l’Union européenne et à l’échelle internationale afin de rendre possible une politique pérenne et efficace.