Elisabeth Kontomanou, la nouvelle diva du jazz

Née d’un père guinéen et d’une mère grecque, Elisabeth Kontomanou, à la crinière flamboyante et au charisme criant, a tout d’une diva. Entre les reprises de standards du blues, du jazz, de la soul et l’interprétation de chansons autobiographiques, cette chanteuse laisse sans voix. Afrik.com revient sur ce phénomène.

D’abord c’est une silhouette au loin, des cheveux qui se perdent sur des épaules découvertes, puis une voix. Envoutante. Un grand frisson parcourt l’échine. Un de ceux qui ne vous laisse aucun répit et qui vous consume jusqu’au vertige. C’est l’effet Elisabeth Kontomanou, qui possède le charisme subjuguant et la voix sensuelle des grandes divas. Devant un tel phénomène, Afrik.com n’a pu rester de marbre.

Née en France, d’un père guinéen et d’une mère grecque, la chanteuse a partagé sa vie entre Stockholm, Paris et New York. Des voyages qui ont influencé sa carrière musicale, jalonnée de rencontres décisives, notamment celle du pianiste Jean-Michel Plic. Ces personnes croisées au hasard des routes ont participé à la naissance d’une voix. Celle d’Elisabeth Kontomanou, qui nous emporte dans un tourbillon vertueux. De Billie Holiday en passant par Ella Fitzgerald, l’artiste revisite les grands classiques du jazz. « Midnight sun » et « Waitin’ for spring », ces deux précédents albums, sortis respectivement en 2004 et 2005, explorent sur des tempos sensuels les répertoires de ces divas.

La musique comme exorcisme

Son dernier album « Back to my groove », sorti en 2007, est plus personnel. La chanteuse s’y livre à cœur ouvert. Des propos racistes dont elle a été la victime dans son enfance à l’absence d’un père qu’elle n’a jamais connu, la chanteuse aborde sans gêne ses blessures du passé dans les titres « What a life » et « Where I’m going from ». Elle reprend par ailleurs des classiques du blues comme « I gotta right to sing the blues », que chanta Franck Sinatra.

Pour cet opus, Elisabeth Kontomanou a su s’entourer. Leon Parker aux percussions, Thomas Bramerie à la contrebasse, Yves Brouqui à la guitare. Et ses « trois fantastiques », ses fils : Donald Kontomanou, Joey Belmondo et Gustav Karlstrom. Tous ont hérité du sens inné de la musique de leur mère. Résultat : sur scène comme dans l’album, pas de fausses notes. La symbiose est totale.

Discographie de Elisabeth Kontomanou :

  2007, « Back to my groove », Nocturne

  2005, « Waiting for spring », Nocturne

  2004, « Midnight sun », Nocturne

A voir :

  Le site d’Elisabeth Kontomanou