Elections en Algérie : l’Alliance présidentielle s’active

Un «groupe de travail conjoint » entre les partis de l’Alliance présidentielle a été installé cette semaine à Alger. Objectif : préparer le scrutin présidentiel d’avril prochain.

Les élections présidentielles du mois d’avril prochain se préparent tambour battant dans les hautes sphères de l’Etat algérien et au sein des formations politiques qui gravitent autour du pouvoir. Un « groupe de travail conjoint » a été mis en place entre les partis de l’Alliance présidentielle. Cette dernière est composée du Front de libération nationale (FLN), du Rassemblement national democratique (RND) et du Mouvement de la société pour la paix (MSP). Les ambitions de ces partis, qui comptent bien peser dans l’échiquier politique algérien se dessinent depuis l’amendement de la Constitution. Elles en ont d’ailleurs fait une priorité.

Plusieurs partis boycotteront l’élection

C’est le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN et président en exercice de l’Alliance présidentielle, M. Abdelaziz Belkhadem, qui a annoncé ce mercredi à Alger, l’installation de ce « groupe de travail conjoint ». Ses membres prévoient d’élaborer une feuille de route pour faire face à l’échéance éléctorale à venir. Certains la préparent, d’autres prévoient un boycott. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) du docteur Said Sadi a décidé de geler les activités publiques de sa formation par « respect à l’éthique politique ». Ce parti n’est pas le seul à opter pour le boycott. D’autres formations, comme le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Ait-Ahmed, ont déjà rejeté ces élections qui sont, selon elles, de nature à servir beaucoup plus les intérêts des « grands barons du système » que ceux du peuple.

Les partis de l’Alliance présidentielle ont également passé en revue la situation en Palestine, non sans saluer « la résistance héroïque de Ghaza ». Plusieurs autres points sont à l’ordre du jour de l’agenda du groupe de travail comme la situation économique du Algérie. Les membres de l’Alliance présidentielle se retrouveront régulièrement d’ici avril.

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