Vers des élections contestées aux Comores : Azali Assoumani brigue un troisième mandat


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Le Président Azali Assoumani
Azali Assoumani, Président de l'Union Africaine

Les Comores se préparent à des élections présidentielles cruciales, le 14 janvier prochain. Le président sortant, Azali Assoumani, est au cœur de controverses en cherchant à obtenir un troisième mandat.

Les Comores sont sur le point d’organiser leurs prochaines élections présidentielles, le 14 janvier 2024. Le président sortant, Azali Assoumani, est en lice pour un troisième mandat consécutif. Cette candidature suscite de vives contestations, de la part de l’opposition qui y voit une violation de la Constitution.

Azali Assoumani, arrivé au pouvoir en 1999 suite à un coup d’État, s’était ensuite mis en retrait avant de revenir à la Présidence, en 2016. Il a ensuite été réélu en 2019 après une modification controversée de la Constitution par référendum. Sa nouvelle candidature marque une première dans l’histoire politique des Comores, aucun président n’ayant jusqu’alors tenté de briguer un troisième mandat.

Une opposition mobilisée

L’opposition, menée par le Front national de libération des Comores (FNLC), s’élève fermement contre cette candidature, allant jusqu’à appeler au boycott de l’élection. Parmi les autres candidats en lice, on trouve des figures politiques de poids telle qu’Aboudou Soefo, ancien ministre des Affaires étrangères.

La campagne électorale, qui a débuté le 17 décembre, se terminera le 12 janvier, deux jours avant le jour du scrutin.

La Candidature Controversée d’Azali Assoumani

L’élection présidentielle de 2024 s’annonce comme un tournant décisif pour les Comores. Le pays est aux prises avec des défis majeurs tels que la pauvreté, le chômage et la corruption. Le futur président devra s’atteler à la résolution de ces problèmes majeurs. Il doit en outre rétablir la confiance des citoyens envers le système politique.

La figure d’Azali Assoumani est au centre des débats, souvent qualifié d’autoritaire et sous le coup d’accusations de corruption. En cas de réélection, il devra naviguer dans un contexte politique plus hostile et faire face à des défis économiques et sociaux accrus.

La participation électorale, traditionnellement faible aux Comores, constitue un enjeu crucial pour la légitimité de l’élection. En 2019, elle n’avait atteint que 52%. Une participation accrue est donc essentielle pour garantir la légitimité des résultats de l’élection de 2024. Sinon, avec l’appel au boycott de l’opposition, des réactions d’ampleur sont possibles contre un pouvoir sans légitimité populaire.

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