Election présidentielle en Algérie : quand l’incertitude plane sur de la tenue du scrutin

Manifestations en Algérie

Le dimanche 27 octobre 2019, l’autorité nationale indépendante des élections (ANIE) de l’Algérie a annoncé que dix commissions sont mises en place pour examiner les dossiers des 22 candidats à l’élection présidentielle annoncée pour le 12 décembre. Ladite commission a un délai de sept jours pour rendre publique la liste des candidatures retenues.

La prochaine élection présidentielle est annoncée pour le 12 décembre 2019. Néanmoins, les manifestants continuent d’opposer une résistance farouche à sa tenue. Pour cause, ils ne sont guère rassurés sur la transparence du scrutin. L’autorité nationale indépendante des élections (ANIE) est d’ailleurs dirigée par un ex-ministre de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika.

D’après les membres de l’instance, les jeunes emprisonnés pour le port de pancarte ou de drapeau berbère devraient être libérés en contrepartie du dialogue de l’été. Or, il y a plus d’une centaine de ces jeunes qui sont encore en détention provisoire. Certains d’entre eux y sont depuis le 21 juin.

Tous ces facteurs réunis présagent des campagnes mouvementées même si le peuple algérien souhaite la tenue effective des élections. Ces derniers mois, plusieurs ministres ont été chassés et hués par les populations alors qu’ils faisaient des visites de terrain.

Les manifestations du peuple pourraient exercer une forte pression sur les candidats et sur la tenue effective du scrutin ce fut le cas comme en avril et en juillet. Cette semaine, des magistrats et plusieurs syndicats autonomes ont lancé des appels à manifestations à toute la population pour le 1er novembre.