Election en Guinée-Bissau : la CEDEAO s’en mêle et donne un ultimatum

Domingos Simoes Pereira et Umaro Sissoco Embalo

Dimanche 9 février 2020, la CEDEAO s’est penchée sur la crise électorale qui prévaut en Guinée-Bissau et accorde un bref délai de 6 jours à la justice pour qu’elle règle l’affaire.

En marge du sommet de l’Union Africaine, les différents chefs de gouvernements et des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’étaient réunis en séance extraordinaire à Addis-Abeba, en Ethiopie pour analyser la situation politique qui prévaut actuellement en Guinée-Bissau. Mahamadou Issoufou, président de la République du Niger, avait présidé cette réunion à laquelle Aristides Gomes, Premier ministre bissau-guinéen, avait participé.

A l’issue de ce sommet, la CEDEAO a donné un ultimatum à la justice guinéenne pour régler une bonne fois pour toute, le contentieux qui plane autour des résultats de la Présidentielle passée. En clair, la justice a jusqu’au 15 février 2020 pour trancher le litige. La semaine dernière, Domingos Simoes Pereira, candidat du parti au pouvoir PAIGC, avait déposé, suite à la réitération de la victoire de son rival, l’opposant Umaro Sissoco Embalo, par la commission électorale, un recours à la Cour Suprême pour demander l’annulation du scrutin du 29 décembre 2020.

Pour le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, la question avait été longuement examinée par les chefs d’Etat. C’est après analyse qu’ils ont pris la décision de demander à la Cour Suprême d’examiner l’affaire conformément aux dispositions de la Constitution en vigueur dans le pays et de la régler dans un délai de six jours, soit le 15 février au plus tard.

Selon le président de la commission, le délai de six jours a été fixé parce que les différents recours sont déjà devant la Cour Suprême. Il ajoute que cette décision de la CEDEAO permettra de normaliser rapidement la situation en Guinée-Bissau.