Egypte : le combat d’une jeune lycéenne contre la corruption après son « échec » au bac

L’affaire de la jeune lycéenne Mariam Malak qui tente de prouver que ses copies du bac ont été échangées contre celles d’un enfant d’un haut responsable en Egypte, suscite l’indignation. La population se mobilise sur les réseaux sociaux afin d’apporter leur soutien à Mariam, qui est devenue l’icône de la lutte contre la corruption.

La corruption gangrène l’Egypte jusque sur les bancs de l’école. La jeune lycéenne Mariam Malek mène un combat acharné afin de prouver que ses copies du bac ont été échangées contre celles d’un enfant d’un haut responsable. Soutenue par la population via les réseaux sociaux, Mariam est devenue l’icône de la lutte contre la corruption dans ce pays d’Afrique du Nord.

En effet, plus de 35 000 personnes ont déjà aimé une page sur le réseau social Facebook en soutien à la jeune lycéenne. « Ils n’ont pas seulement volé ses notes, ils ont aussi volé son futur et ses rêves », écrit notamment une internaute.

Mariam Malak compte bien prouver qu’elle a été victime d’une machination. Elle a multiplié, ces dernières semaines, les démarches. Récemment, elle a participé à une émission de télévision où elle a passé plusieurs tests dans le but de prouver que son écriture n’était pas celle qui était sur sa copie notée lors du concours d’entrée en médecine. Elle a également rencontré, avec sa famille, le Premier ministre égyptien qui a promis d’étudier son cas.

Mariam a également porté l’affaire devant la justice. Elle avait porté plainte auprès du ministère de l’Education, puis devant le parquet lorsque le ministère a rejeté sa plainte. L’affaire a été vite classée puisque des experts en graphologies ont jugées que l’écriture sur ces prétendues copies étaient identiques.

Tout a commencé en juillet dernier, lorsque les résultats des épreuves ont été dévoilés. Mariam apprend qu’elle a obtenu un zéro à toutes ses épreuves du baccalauréat. Des résultats qui ont choqué celle qui avait obtenu une note globale de plus de 97 sur 100 aux examens des deux années précédents au lycée.

Fille d’instituteur d’un village pauvre de la province de Minya (sud du Caire), Mariam Malak avait alors déclaré : « quand on m’a montré mes soi-disant copies, je n’en ai pas cru mes yeux, il n’y a que quelques lignes alors que je n’avais pas arrêté d’écrire durant l’épreuve ». Son combat contre la corruption suscite l’admiration dans un pays miné par ce fléau.