Egypte : Sissi attend une résolution de l’ONU pour frapper en Libye

Le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé, ce mardi, à une résolution du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour donner un cadre légal à une intervention étrangère en Libye.

L’assassinat par égorgement de 10 Egyptiens en Libye diffusé ce dimanche sur les réseaux sociaux par l’Etat islamique a mis le feu aux poudres. L’Egypte veut une réponse militaire d’envergure dans l’ancienne Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste de Mouammar Kadhafi. Le chef d’Etat Abdel Fattah al-Sissi a appelé, ce mardi 17 février 2015, à une résolution de l’ONU pour donner une légalité internationale à une intervention étrangère.

« Oui, il n’y a pas d’autre choix, en prenant en compte que le peuple libyen soit d’accord et que le gouvernement libyen soit d’accord et nous appelle pour agir pour rétablir la stabilité et la sécurité », a-t-il déclaré sur Europe 1.

Attaque-riposte

L’Egypte a commencé à bombarder les positions de l’Etat islamique (EI) en Libye, ce lundi.


L’Égypte bombarde des positions de l’État… par 6MEDIAS

« Nous ne voulions pas que l’Egypte intervienne militairement, nous ne voulions pas agir à l’intérieur de la Libye par respect pour la souveraineté et pour le peuple libyen, mais ce qu’il s’est passé est un crime monstrueux. (…) Que nos enfants soient égorgés en Libye et ne pas agir, non. C’est une forme d’autodéfense », a-t-il justifié à ce sujet.

La Libye a sombré dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi, en 2011, renversé par l’intervention française et anglaise, aidée par des rebelles libyens armés de l’étranger. Abdel Fattah al-Sissi veut lancer une nouvelle opération dans le pays : « Nous avons besoin de refaire une telle réponse, mais ensemble, pour arrêter le terrorisme ». Ce dimanche, l’Italie a manifesté sa volonté d’intervenir militairement dans le pays.

Deux gouvernements se font face en Libye. Un proche du groupe armé Aube de la Libye dont le siège est à Tripoli, la capitale, et l’autre reconnu par la communauté internationale, basé à Tobrouk, à l’est du pays.