Egypte : Quel avenir pour Omar Souleiman ?

L’apparition de l’ancien vice-président Egyptien, Omar Souleiman, à la cérémonie annuelle organisée par le prince héritier Emir Nayef pour des personnalités islamiques et des chefs de missions du pèlerinage, a suscité beaucoup de questions chez les Egyptiens. Certains mêmes parlent de sa probable nomination comme conseiller au sein du gouvernement saoudien.

Des sources proches de l’ancien-vice président de la République arabe d’Egypte nient les rumeurs selon laquelle Omar Souleiman aurait accepté une proposition du prince héritier saoudien, l’Emir Nayef, pour le poste de conseiller au sein du gouvernement saoudien, ni au sein d’aucun autre pays arabe, rapporte le journal londonien arabe, Alquds Al-Arabi.

Pourtant, l’apparition du général Omar Souleiman à la cérémonie annuelle, organisée par l’Emir Nayef, a suscité beaucoup de questions. Certains réseaux sociaux comme Facebook ont fait circuler l’information, ou rumeur, d’une probable nomination d’Omar Souleiman au poste de conseiller du prince Nayef. « Le général Omar Souleiman a de bons rapports avec l’Arabie saoudite, il était présent à la cérémonie annuelle organisé par le prince héritier l’émir Nayef, comme l’une des principales personnalités et dirigeants arabes », certifient les mêmes sources. Omar Souleiman, l’ex-chef des services secrets égyptien a été l’ombre d’Hosni Moubarak pendant plus de 30 ans. Et il a été désigné avec l’appui des Américains comme vice-président à la chute de l’ex-président égyptien. Une nomination contestée par les égyptiens qui réclamaient une rupture avec l’ancien régime.

L’ancien vice-président s’est rendu en Arabie saoudite pour accomplir le pèlerinage à la Mecque, comme simple citoyen Egyptien, cite le journal égyptien Al-Ahram. Des sources à l’aéroport du Caire ont confirmé à l’United Press International, qu’Omar Souleiman a reçu un certain nombre de Saoudiens qui sont venus l’accompagner pour accomplir le Hajj. Grâce à ce départ à l’étranger, il pourrait échapper à d’éventuelles poursuites concernant sa gestion du pays lorsque Hosni Mouabarak était au pouvoir.