Egypte : le sosie de Saddam Hussein harcelé pour jouer du porno

Qui aurait cru que Sadam Hussein était un sex-symbole ? A défaut de pouvoir obtenir l’original, des producteurs de films pornographiques ont fait une proposition au sosie égyptien de l’ancien dirigeant irakien, Mohamed Bishr, pour tourner dans leur production. A première vue, l’histoire paraît drôle. Seulement voilà, Mohamed Bishr, Egyptien, père de famille et sosie malgré lui de Sadam Hussein, nage depuis plusieurs mois en plein cauchemars. Ayant refusé l’offre, l’homme s’est retrouvé inondé de menaces et a même été enlevé.

Etre le sosie de Sadam Hussein peut comporter des avantages, à en croire des producteurs de films pornographiques… Désormais, ressembler à Sadam Hussein c’est représenter l’idéal physique et sensuel. Mais pour le coup, Mohamed Bishr, portrait craché de Sadam Hussein, n’en a récolté que les inconvénients. Cet égyptien, père de famille a été contacté par des producteurs de porno pour tourner dans leurs films afin d’incarner le rôle de l’ancien président irakien, et ce, pour 2 millions de livres égyptiennes (240 000 euro). Ayant refusé l’offre, Mohamed Bishr a été menacé a plusieurs reprises par les producteurs.

Selon son fils Mahmoud, Mohamed Bishr aurait été victime de harcèlements et de menaces téléphoniques, jusqu’à être kidnappé. « Nous avons demandé une protection policière », a déclaré Mahmoud. Samedi, alors qu’il se dirigeait vers un café d’Alexandrie, trois hommes masqués et armés se sont approchés de lui et l’on forcés à monter dans une camionnette. Il a finalement été libéré le même jour en pleine rue par ses ravisseurs. Actuellement hospitalisé, Mohamed Bishr souffre de blessures légères. « Les trois hommes m’ont chassé de ma voiture et m’ont poussé dans une camionnette, tout en me frappant la tête », a confié le sosie sur son lit d’hôpital au site Ahram Online.

Saddam Hussein avait pour habitude de se faire régulièrement remplacer par des sosies officiels jusqu’à son exécution par pendaison, le 30 septembre 2006. Ce remplacement là n’a pas été du goût de l’Egyptien.