Egypte : le procès de Morsi reporté au 23 février

Le procès de l’ex-Président égyptien Mohamed Morsi et de 35 autres accusés, dont des dirigeants du mouvement des Frères musulmans, poursuivis pour « espionnage » en vue de mener des « actions terroristes », a été ajourné au 23 février.

L’agence de presse officielle MENA a rapporté ce dimanche que le procès de l’ex-Président égyptien Mohamed Morsi et de 35 autres accusés, dont des dirigeants du mouvement des Frères musulmans, poursuivis pour « espionnage » en vue de mener des « actions terroristes », a été ajourné au 23 février.

Morsi et les autres mis en cause sont accusés de se livrer à l’espionnage au profit d’organisations internationales en vue de commettre des actes terroristes dans le pays. « Nous sommes dans une farce, et cela parce que vous avez peur de moi », a déclaré Mohamed Morsi qui n’a cessé de crier sa légitimité présidentielle lors de ses autres procès. « Vous avez peur que le président parle », a-t-il ajouté, interpellant ses avocats : « Si cette farce continue, ne venez plus à la cour (…) ». De son côté, Mohamed Selim al-Awa, membre de la défense de Mohamed Morsi a été formel : « Nous nous retirons jusqu’à ce que la cour enlève ce box vitré ».

Le box est insonorisé afin d’empêcher Mohamed Morsi et les autres accusés d’interrompre la procédure. La cour a alors ajourné le procès au 23 février pour permettre au syndicat des avocats de désigner de nouveaux avocats pour défendre Mohamed Morsi, relève l’AFP. Vingt accusés ont comparu dimanche, dont le Guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, et son adjoint, Khairat al-Chater. M. Morsi était installé dans un box distinct, avec l’un de ses anciens conseillers.