Egypte : la candidature de al Sissi à la Présidentielle critiquée

A peine a-t-il annoncé sa candidature à la Présidentielle qu’Abdel Fattah al-Sissi a été critiqué par un dirigeant des Frères musulmans qui estime qu’il n’y aura pas de « stabilité » en Egypte s’il est élu Président.

Toute l’Egypte en parle. Depuis qu’il a annoncé mercredi soir sa candidature à la Présidentielle, Abdel Fattah al-Sissi, qui a démissionné de ses fonctions de ministre de la Défense, Vice-président, et maréchal au sein de l’armée égyptienne, est l’objet de toutes les attentions.

« Je me tiens devant vous aujourd’hui pour la dernière fois dans un uniforme militaire, après avoir décidé de quitter mes fonctions de ministre et de chef de l’armée », a-t-il déclaré mercredi lors d’une allocution télévisée. « En toute humilité, je me présente à la présidentielle de l’Egypte», a-t-il poursuivi, promettant de continuer à combattre tous les jours pour une Egypte débarrassée du terrorisme.

Mais il fallait s’y attendre sa candidature ne fait pas que des heureux.
Ibrahim Mounir, un des dirigeants de la confrérie des Frères musulmans, d’où est issue le Président déchu Mohamed Morsi, n’a pas attendu pour tacler l’ex-maréchal égyptien. Il a affirmé à l’AFP qu’il « ne peut y avoir de stabilité ou de sécurité sous une présidence Sissi ». Il faisait sans doute référence à la répression menée à l’encontre des partisans de l’ancien chef d’Etat, dont Abdel Fattah al-Sissi a ordonné la destitution le 3 juillet.

Près de 529 pro-Morsi ont été condamnés à mort. Une décision qui a provoqué un tollé à l’international. Les associations de défense des droits de l’Homme et même Washington l’ont vivement dénoncée, affirmant qu’elle bafoue les droits de l’Homme et le droit international.