Egypte : l’identité de l’auteur de l’attentat du Caire est connue

L’identité de l’auteur de l’attentat à la bombe dans le souk de Khan el-Khalili, situé au cœur du Caire (Egypte) jeudi dernier, n’est plus un mystère. Le responsable du massacre est un jeune garçon de 18 ans appelé Hassan Rafaat Ahmed Bichindi. Le drame dont il est l’artisan a fait quatre morts, dont lui-même, et dix-huit blessés. Pour l’heure, les autorités écartent la thèse de l’attentat suicide. Le terroriste se serait fait sauter par mégarde.

Par Badara Diouf

La terreur qu’a connue l’Egypte jeudi dernier, avec l’explosion d’une bombe en plein centre du Caire, serait l’œuvre d’Hassan Rafaat Ahmed Bichindi, un jeune homme de 18 ans. L’attentat, qui a fait quatre morts dont le terroriste et plus de dix-huit blessés, ne se voulait pas suicide. Un acte qui fragilise la manne touristique du pays, de nouveau pris en otage. Retour sur le profil du responsable de cette tragédie…

Attentat non suicide

L’acte n’est pas un attentat suicide, comme le laissaient penser les tout premiers éléments de l’enquête. Selon un communiqué du ministère égyptien de l’Intérieur « Il ne s’agissait pas d’un attentat suicide. La bombe avait explosé prématurément, même si elle était effectivement destinée à un attentat ». D’après cette même source, l’auteur de l’attentat s’appelle Hassan Rafaat Ahmed Bichindi. Le jeune homme, né en 1987, suivait des études d’ingénieur dans une université du Caire. Il vivait dans les faubourgs nord de la capitale égyptienne, à Choubra el Kheima.

Hassan Rafaat Ahmed Bichindi dont l’identité a été établie d’après un test ADN, un portrait robot et une identification par deux membres de sa famille (son oncle et sa tante) est l’auteur de ce carnage perpétré au moyen d’une bombe artisanale fabriquée en suivant des instructions téléchargées sur Internet.

Membre des Brigades islamiques de la fierté en Egypte

Toujours d’après le communiqué du ministère égyptien de l’Intérieur, le passage à l’acte du jeune homme est loin d’être inexpliqué. Il appartiendrait au groupe, jusqu’ici inconnu des autorités égyptiennes, des Brigades islamiques de la fierté en Egypte. Les discours radicalistes, les tensions dans la région du Moyen Orient, sans oublier la mort en août dernier du père de celui, semblent être la macabre combinaison qui aurait pu pousser Hassan à passer à l’acte.

Des preuves ont été trouvées lors d’une perquisition de la police au domicile de Bichindi, notamment un CD où étaient gravés tous les éléments nécessaires à la fabrication de l’engin explosif. Bien que l’éclaircissement semble fait sur cette affaire, les gouvernements français et américains encouragent leurs ressortissants présents en Egypte à la plus grande vigilance. Ce qui est loin de favoriser le tourisme égyptien, l’une des principales sources de revenu du pays.

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