Egypte : l’armée lance un nouvel ultimatum aux Frères musulmans

L’armée a donné un ultimatum de 48 heures aux Frères musulmans pour se rallier au processus de réconciliation politique. Ces derniers multiplient les manifestation pour réclamer la restitution du pouvoir à Mohamed Morsi.

L’armée tape à nouveau du poing sur la table. Elle a donné un ultimatum de 48 heures aux Frères musulmans pour se rallier au processus de réconciliation politique. « Nous ne prendrons pas l’initiative, mais nous réagirons en revanche avec dureté à tout appel à la violence ou au terrorisme noir, émanant des dirigeants de la confrérie ou de leurs partisans. Nous nous engageons à défendre les manifestants pacifiques quelle que soit leur appartenance », a déclaré ce responsable militaire, précisant que les Frères musulmans avaient donc jusqu’à samedi pour obtempérer.

L’histoire se répète?

L’histoire va-t-elle se répéter pour les Frères musulmans ? Le dernier ultimatum que l’armée leur avait donné pour répondre aux revendications du peuple avait conduit à la destitution de Mohamed Morsi. Mais malgré les menaces des autorités de transition égyptienne, la confrérie n’abdique pas. Un dialogue de sourd s’est installé entre les militaires égyptiens et Frères musulmans, chacun campant sur sa position. L’armée veut tourner au plus vite la page Morsi, alors que les Frères musulmans, d’où l’ex-chef d’Etat est issu, multiplie les manifestations, réclamant qu’on lui restitue le pouvoir.

Ce nouvel ultimatum intervient donc dans un climat encore très tendu en Egypte. Les affrontements entre partisans et opposants de Mohamed Morsi ont fait plus d’une centaine de morts. Certains observateurs craignent que la situation ne dégénère et se transforme en guerre civile. Mais d’autres préfèrent rester prudents et plutôt évoquer le terme de « guerre idéologique ». Une guerre idéologique qui pourrait bien mettre à mal l’avenir politique du pays…