Egypte : des heurts meurtriers à Port-Saïd

Vives tensions autour du procès des émeutes de février 2012. La décision du ministère de l’Intérieur de déplacer les 39 prisonniers, devant être jugés, a mis le feu aux poudres. Les affrontements dimanche entre la police et les manifestants ont causé la mort de cinq personnes à Port-Saïd.

Cinq morts dans des heurts entre la police anti-émeutes et les manifestants à Port-Saïd. Le procès des violences autour du match de football qui a causé la mort de 74 personnes, le 1er février 2012, a ravivé les tensions entre les manifestants et les forces de l’ordre.

« Cinq personnes, dont deux policiers, ont été tuées dans des violences nocturnes entre des habitants et les forces de l’ordre à Port-Saïd, signe des tensions persistantes dans cette ville du nord-est de l’Egypte, qui s’ajoutent à un climat politique difficile dans le pays », rapporte l’AFP.

« Le ministère de l’Intérieur avait auparavant évoqué quatre morts, dont deux policiers. D’après lui, des inconnus ont tiré « de manière aléatoire » aux abords d’un commissariat, tuant deux membres de la police anti-émeutes, atteints au cou et à la tête », souligne Liberation.fr.

C’est la décision du ministère de l’Intérieur de déplacer les 39 prisonniers, devant être jugés dans le second volet du procès des violences de février 2012 qui ont causé la mort de 74 personnes lors d’un match de football, qui a mis le feu aux poudres. Un déplacement qui avait pour objet d’éviter de nouveaux affrontements.

« Dimanche, les manifestants ont jeté des pierres et des cocktails Molotov contre un poste de police de Port-Saïd, où une grève générale est entrée dans sa troisième semaine. La police a répondu par des tirs de gaz lacrymogène, selon un responsable de la sécurité », indique le site d’information du quotidien français.

Lors du premier volet de cette affaire, 21 personnes, pour la plupart supporteurs de football de Port-Saïd, avaient écopé de la peine capitale pour leur participation aux violences lors du match de football. Un verdict qui avait déclenché des heurts violents qui ont causé la mort d’au moins 40 personnes.