Education : le spectre d’une année blanche plane sur l’Algérie

Le ministère de l’Education et les syndicats autonomes campent toujours sur leurs positions, alors que les parents d’élèves caressent l’espoir de voir leurs enfants retrouver les bancs de l’école. La signature du décret relatif à la gestion des œuvres sociales et la révision du régime indemnitaire sont au cœur du conflit.

Notre correspondant en Algérie

Si un terrain d’entente entre le ministère de l’Education et les syndicats n’est pas trouvé, c’est toute l’année scolaire qui sera compromise pour des milliers d’élèves qui s’inquiètent de plus en plus sur leur avenir scolaire. La grève des enseignants en Algérie, qui est déjà à son 6ème jour, est très suivie et semble devoir s’inscrire dans la durée.

Selon les syndicats autonomes, initiateurs du mouvement, 98 % des enseignants du secondaire ont débrayé, alors que dans les autres niveaux ils avoisinent les 87 %. La signature du décret relatif à la gestion des œuvres sociales et la relance des conciliabules sur la question de la médecine du travail constituent le principal axe autour duquel tournent les doléances des enseignants. La révision du régime indemnitaire incluant les quatre indemnités créées dans le cadre de la commission mixte constituent aussi la pierre d’achoppement entre les deux parties.

Le ministère de l’Education nationale, qui considère que le dossier relatif au régime indemnitaire est définitivement « clos » s’appuyant sur le principe que « l’éducation est le secteur le plus rémunérateur », affirme que 310, 2 milliards de centimes de dinars sont alloués au paiement des rappels. Cependant, les organisations syndicales ne décolèrent et ne semble pas croire au geste de réconciliation de leur ministère de tutelle auquel elles réclament des engagements écrits et concrets.

Les parents d’élèves s’impatientent toujours et suivent de très près le développement de la situation pendant que le président de leur fédération nationale a exprimé son inquiétude quant à l’avenir des enfants. Beaucoup de parents d’élèves, considérant que le gouvernement a tout donné sans contre partie, nient déjà aux enseignants le droit de maintenir le cap.