Edson Kwamet : « J’ai créé VisaFlyAfrica pour répondre à un besoin qui n’existait pas en Afrique »

Edson Kwamet, ancien agent de l’ONU, a co-fondé en juillet 2014, une startup dénommé VisaFlyAfrica. Cette dernière fait décoller l’information comparative sur les vols en provenance et à destination du continent et entre les différents pays d’Afrique eux-mêmes. Rencontre avec cet homme amoureux de son continent.

Ce natif de Côte d’Ivoire, a suivi des études de langues et civilisations allemandes, option politiques allemandes avant de s’envoler pour l’Allemagne pour y étudier les sciences politiques. A la fin de ses études, il a tout d’abord travaillé dans une agence de communication avant d’intégrer, en 2008, l’Organisation des Nations Unies (ONU), notamment au département luttant contre la drogue et le crime (ONUDC), ainsi qu’au secteur dédiée au développement industriel (ONUDI). Après plusieurs années passées au service de cette institution à travers l’Afrique, il décide de créer, en juillet 2014, la stratup VisaFlyAfrica.

logo_visaflyafrica_francais-2.pdf

Afrik.com : Pour quelles raisons avez-vous quitté l’ONU ?

Edson Kwamet : Tout d’abord, j’ai eu un parcours classique d’un étudiant qui fait ses études en Afrique et qui les poursuit en Europe. J’ai eu à la suite de mes études une proposition de travail à l’ONU et j’y suis allé. Néanmoins, je me suis toujours demandé si c’est ce que je voulais faire vraiment dans la vie. Je voulais un métier qui me fasse vibrer quand je me lève le matin. Le métier que j’ai exercé à l’ONU m’a beaucoup apporté, mais j’ai toujours voulu créer ma propre entreprise.

Afrik.com : Qu’est-ce qui vous a amené à co-fonder VisaFlyAfrica?

Edson Kwamet : En travaillant à l’ONU, j’ai été confronté aux problématiques de transports aériens en Afrique. En organisant une conférence à Addis Abeba, je devais réunir plus de 60 personnes. Il m’a fallu un mois pour organiser les voyages des personnes africaines car les itinéraires ne sont pas évidents, les vols entre villes africaines sont méconnues. Il fallait le faire mécaniquement, aller voir les agences de voyages, pour pouvoir enfin trouver la connexion entre les villes des pays africains. Ces démarches ont été un révélateur pour moi afin de créer ma startup. Il y a un réel besoin à ce niveau-là. J’ai donc décidé de créer VisaFlyAfrica , un comparateur de prix en ligne, en juillet 2014, avec un ingénieur informaticien d’origine espagnol. C’est lui qui a mis en place toute la structure technique. Un an avant, j’ai testé le concept auprès de mes anciens collègues de l’ONU.

Afrik.com : Quel est l’objectif de cette startup?

Edson Kwamet : J’ai créé VisaFlyAfrica pour répondre à un besoin qui n’existait pas sur le marché africain en matière de transports aériens. J’ai voulu faciliter la vie à tous ceux qui voyagent à travers l’Afrique, en rendant l’Afrique professionnelle plus facile et plus abordable. Je souhaite que le continent africain devienne plus attractif aux yeux du monde. VisaFlyAfrica soutient le renouveau économique en Afrique. Les Africains peuvent comparer les différents prix sur leur site et acheter leurs billets d’avion. Le service est totalement gratuit pour les utilisateurs.

Afrik.com : Qu’est-ce qui vous différencie des autres comparateurs ?

Edson Kwamet : Nous sommes un comparateur spécialisé sur l’Afrique. Avec VisaFlyAfrica, vous êtes sûr que toutes les informations vous seront apportées sur vos vols. Nous connaissons le continent. Quand vous allez sur un site lambda d’un comparateur de prix, vous avez un billet d’avion qui vous est vendu. VisaFlyAfrica vous procure un service en plus, il vous donne l’information concernant les visas demandés pour votre destination et les adresses où vous pouvez vous les procurer.

Afrik.com : Comment se matérialise votre service ?

Edson Kwamet : C’est informatisé, c’est purement technique. Nous faisons des mises à jour quotidiennement. La partie visa de notre site est une partie collaborative et participative. Quand une information n’est plus à jour, le site propose à l’utilisateur de communiquer la nouvelle information, VisaFlyAfrica prend le choix de vérifier l’information et de la mettre sur le site.

Afrik.com : Combien de temps donnez-vous à VisaflyAfrica pour décoller?

Edson Kwamet : Nous avons dit que nous nous donnons entre six et neuf mois pour faire décoller notre startup. Pour le moment, on a un très bon retour notamment du Nigeria, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie et même en France. On va placer une bannière publicitaire sur RFI ( Radio France International) en novembre pour une présence pendant un mois. On est en discussion avec des sites africains pour faire la promotion de VisaFlyAfrica.

Afrik.com : Quels sont vos autres projets ?

Edson Kwamet: Je suis à 100% sur VisaFlyAfrica pour le moment. J’ai d’autres projets pour le transport en tête mais le pour moment, cela est en stand by.