Échec du coup d’Etat en Éthiopie

Le chef de l’armée éthiopienne et trois responsables dont le Gouverneur d’Amhara, région située à la frontière avec le Soudan, ont été tués dans une tentative de coup d’Etat en Éthiopie, samedi soir, 22 juin. La situation est désormais sous contrôle.

Le général Seare Mekonnen, chef de l’armée éthiopienne, a été tué par son garde du corps à son domicile d’Addis Abeba, la capitale fédérale, dans le cadre d’une tentative de coup d’Etat. Sa mort a été annoncée à la télévision par Abiy Ahmed, le Premier ministre, qui est apparu en tenue de combat. Le chef de l’Etat autonome d’Amhara, au nord du pays à la frontière avec le Soudan, a été tué  lorsque des troupes fidèles au général renégat Asaminew Tsige ont envahi une réunion du gouvernement régional. Trois autres personnes sont mortes.

La porte-parole du gouvernement, Bilene Seyoum, a imputé l’attaque à un brigadier général récemment amnistié, qui avait été emprisonné par le gouvernement précédent, plusieurs années auparavant, u fait de ses opinions politiques.  « La tentative de coup d’Etat et l’attaque ont été orchestrées par le général Asaminew Tsige, le responsable de la paix et de la sécurité d’Amhara avec d’autres agents « (…) « La nouvelle administration lui a accordé l’amnistie au cours de l’année écoulée avec ses collègues, alors que des efforts étaient déployés pour les réintégrer dans la vie normale« .

La région d’Amhara est actuellement totalement sous le contrôle du gouvernement fédéral en coopération avec le gouvernement régional, a assuré le bureau du Premier ministre.

L’Éthiopie, deuxième plus grand pays d’Afrique en termes de population, est un allié essentiel des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique et une source importante de stabilité dans cette région. Depuis son arrivée au pouvoir, le Premier ministre Abiy Ahmed a noué des relations pacifiques avec l’Erythrée, son rival historique, et s’est engagé activement dans la médiation entre les dirigeants militaires et les représentants de la société civile au Soudan