Ebola : rapatriement d’un 2e missionnaire espagnol contaminé en Sierra Leone

Un missionnaire catholique directeur d’un hôpital de Lunsar, en Sierra Leone, a été testé positif pour le virus Ebola. L’Espagne est en train de prendre toutes les dispositions pour son rapatriement.

L’Espagne va rapatrier un deuxième missionnaire atteint du virus Ebola. L’homme, un catholique âgé de 69 ans, par ailleurs directeur d’un hôpital à Lunsar en Sierra Leone, a été testé positif pour le virus Ebola. Il a exprimé le désir d’être transféré en Espagne.

Après le prêtre espagnol qui avait été le premier Européen à mourir d’Ebola en août dernier, l’Espagne s’apprête à rapatrier un autre missionnaire. L’homme, testé positif pour Ebola, ayant dit son souhait d’être transféré en Espagne va bientôt regagner sa patrie, selon les déclarations faites samedi par le ministère espagnol de la Santé.

Un communiqué indique que la ministre de la Santé, Ana Mato, a pris langue avec des représentants des ministères des Affaires étrangères et de la Défense pour voir dans quelles mesures effectuer ce rapatriement de la Sierra Leone.

Si cet homme est rapatrié en Espagne, il sera le second à bénéficier de ce privilège. Seulement, en Espagne, on croise les doigts pour qu’il ne subisse pas le même sort que son compatriote rapatrié le 7 août dernier, et qui avait fini par succomber à la redoutable maladie Ebola, qu’il avait contractée au Liberia, et qui ne lui avait laissé aucune chance.

A noter qu’au moment du rapatriement du missionnaire espagnol en août dernier, les autorités espagnoles avaient abandonné sur place une religieuse congolaise atteinte aussi d’Ebola, collègue du prêtre espagnol avec qui elle travaillait pour le compte de la congrégation San Juan de Dios (Saint Jean de Dieu). La Congolaise est décédée deux jours plus tard.