Du jamais-vu à la Maison des cultures du monde

Le Festival de l’imaginaire, du 5 mars au 7 avril à la Maison des cultures du monde (Paris), reste fidèle à ses principes : découvertes, échanges et créations inédites. Du jamais-vu et du jamais-entendu pour une programmation qui fait la part belle aux cultures africaines. Demandez le programme.

La Maison des cultures du monde, qui fête ses vingt ans d’existence parisienne (l’aventure ayant commencé à Rennes en 1974), reste fidèle à la notion d’inédit et de jamais-vu qui anime Le Festival de l’imaginaire depuis sa création en 1997. Du 5 mars au 7 avril, les cultures du monde les plus méconnues se donnent rendez-vous boulevard Raspail à Paris. Le Festival a débuté avec une première française : l’extraordinaire choeur de St-Yared de l’Eglise orthodoxe d’Ethiopie. Yared, patron des musiciens éthiopiens ayant accédé à la sainteté pour avoir composé l’hymne éthiopien, serait aussi, selon l’Eglise orthodoxe copte éthiopienne, l’inventeur de la notation musicale. Sur scène, les meilleurs chantres des églises d’Addis-Abeba ont été rassemblé par le révérend Dimétros et témoignent d’une tradition millénaire toujours vivace.

Inédit aussi, Cheikh Salim Fergani, maître de l’école de Constantine de musique arabo-andalouse. Cette dernière est généralement présentée sous sa forme orchestrale mais les 7 et 8 mars, Cheikh Salim Fergani se produit seul, s’accompagnant de son ûd’arbi, luth antique à quatre cordes. Du 9 au 11 mars, place au conte avec Chirine Al Ansari, beauté égyptienne à la puissance évocatrice, qui revisite Les Mille et Une Nuits.

Mélange des genres

Suivront Cheikh Ahmed Jalmam qui, tous les vendredis, appelle à la prière du haut du minaret de la mosquée Sidi Bachir à Tunis et fait un détour par Paris les 13 et 14 mars prochains. A 36 ans, ils est aujourd’hui l’un des chanteurs les plus connus de Tunisie et les cassettes qu’il a enregistrées avec son groupe s’arrachent et se multiplient comme des pains bénis sous les doigts des pirates. Les mêmes jours, Nja Mahdaoui, calligraphe tunisien, présentera son spectacle Chara ( » étincelle « ) qui associe le corps à l’écriture.

Pour terminer la sélection  » africaine  » de ce Festival : les Ouldémé, musique des monts Mandara (Nord-Cameroun, à la frontière avec le Nigeria) les 15 et 16 mars et Mamou Thiero, chants des gens du fleuve Mali (pêcheurs bozo, somono, sorko ou soubalbé) les 29 et 30 mars. Vous en avez rêvé, la Maison des cultures du monde l’organise.

Festival de l’Imaginaire. Du 5 mars au 7 avril 2002 à la Maison des cultures du Monde. 101, boulevard Raspail, 75006 Paris.

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