Du cyberspace à l’espace

Mark Shuttleworth, un jeune magnat de l’Internet de 27 ans, se prépare à aller dans l’espace. Après le milliardaire américain Dennis Tito, il sera la premier africain à entrer en apesanteur.

A voir l’allure d’adolescent de Mark Shuttleworth vêtu d’un ample tee-shirt, d’un short et chaussant des sandales, on a du mal à croire que ce jeune Sud Africain originaire du Cap est milliardaire. Et pourtant, c’est bien lui qui payera la bagatelle de 20 millions de dollars pour s’envoler direction l’espace au mois d’avril prochain. Il sera ainsi le premier africain à entrer en apesanteur.  » Je suis nerveux, vous savez. C’est quelque chose que très très peu de gens sont amenés à accomplir. Je me fixe pour objectif d’être concentré à cent pour cent sur une tâche : être le meilleur copilote possible « , confie à la presse sud africaine le futur cosmonaute.

Aller au bout de ses rêves

 » J’espère que mon expérience va inspirer beaucoup de mes compatriotes africains et les pousser à croire au pouvoir de leurs rêves « , s’enthousiasme Mark Shuttleworth. Car son parcours relève en effet du domaine de l’incroyable. Diplômé d’une école de commerce, Mark Shuttleworth monte un site de e-commerce sécurisé. La société qu’il monte devient rapidement la principale autorité de certification sur l’Internet hors des Etats-Unis et conquiert 40% du marché mondial. En la revendant 600 millions de dollars à une compagnie américaine il y a deux ans, voilà qu’il devient millionnaire.

Mais l’argent n’empêche pas Mark Shuttleworth de garder les pieds sur terre. Il sait que pour s’envoler, il doit suivre rigoureusement les entraînements nécessaires afin que ses huit jours à bord d’une station russe se déroulent sans soucis.  » Quand on est vraiment passionné, on ne considère pas ces entraînements comme du travail même s’ils sont très durs « , explique Mark Shuttleworth. Alors en attendant impatiemment le mois d’avril prochain, le jeune magnat de l’Internet s’occupe entre autres de sa nouvelle société qui investit dans les compagnies de technologie de l’informations basées en Afrique. Et avant de compter les étoiles, il continue à compter ses millions.