Droits de l’Homme : John Kerry pointe des « problèmes persistants » au Maroc

Dans son traditionnel rapport annuel sur les droits de l’Homme à travers le monde, le Département d’Etat américain note des « problèmes persistants » au respect des droits des citoyens au cours de l’année 2015 au Maroc.

Le Département d’Etat américain vient de livrer son traditionnel rapport annuel sur les droits de l’Homme à travers le monde. John Kerry note des « problèmes persistants » au respect des droits des citoyens au cours de l’année 2015 dans le royaume chérifien.

A en croire le département d’Etat américain qui a livré, ce jeudi 14 avril 2016, son rapport mondial annuel, en 2015, les avancées en matière de droits de l’Homme au Maroc sont restées très timides. Le département de John Kerry a noté la mise en œuvre, par le gouvernement marocain, du plan de « régionalisation avancée » qui a permis de déléguer certains pouvoirs budgétaires et de prise de décision aux organes élus locaux. Et pour la première fois, remarque l’organe, certains fonctionnaires des administrations locales et régionales ont été élu de manière directe.

A part quelques points tels que l’absence de cas de disparition politique, le département d’Etat américain a relevé l’année dernière des « problèmes persistants » entravant le respect des droits humains, souligne Yabiladi. Les plus importants étant l’incapacité des citoyens à changer les dispositions constitutionnelles établissant la forme de gouvernement monarchique du pays, la corruption, et le mépris généralisé pour la primauté de l’Etat de droit par des forces de sécurité.

Le département d’Etat évoque des cas de « détention arbitraire, d’utilisation excessives de la force, la torture ou encore les conditions de détention », se basant en outre sur une mission du Groupe de travail des Nations Unies et des rapports des ONG et associations locales. Reconnaissant des « améliorations » en matière de surpopulation des prisons, le rapport estime que l’état des prisons est « resté généralement non conforme aux normes internationales ».

Le document évoque également la persistance de la violation des libertés d’expression et de la presse, avec notamment l’arrestation de journalistes, la discrimination contre les femmes et même les entraves gouvernementales à la liberté de réunion de certaines ONG et associations, ajoute Yabiladi.