Doing Business 2013 : le Mali, un top réformateur en Afrique

Le groupe de la Banque mondiale et sa filiale pour le secteur privé la Société financière internationale (SFI) ont publié leur rapport Doing Business 2013 portant sur l’environnement des affaires dans le monde. Selon cette étude qui analyse, compare et classe les réformes réglementaires engagées dans 185 pays ayant un impact sur les entreprises, le Mali figure parmi les pays d’Afrique sub-saharienne ayant le plus amélioré leur climat des affaires depuis 2005.

(De notre correspondant)

Le rapport Doing Business 2013 classe le Mali cette année parmi les pays africains qui ont le plus fourni d’efforts pour améliorer leurs économies, depuis 2005. Il classe le Mali au 151ème rang des 185 économies passées en revue. Ainsi la Banque mondiale indique que parmi les économies africaines qui se sont le plus améliorées depuis 2005 se trouvent le Rwanda, le Burkina Faso, la Sierra Leone, le Ghana, le Burundi et le Mali. Un pays qui fait figure de grand réformateur dans le domaine des impôts et taxes, puisqu’il a simplifié, depuis 2005, les procédures pour payer les taxes et impôts. Cela par l’introduction d’un formulaire unique pour la déclaration et le paiement de plusieurs taxes et impôts.

Intitulé « Des réglementations intelligentes pour les petites et moyennes entreprises », le rapport 2013, qui marque la 10ème édition de Doing Business indique que 17 des 50 économies qui ont le plus amélioré leurs réglementations des affaires applicables aux entreprises locales depuis 2005 se trouvent en Afrique subsaharienne. De juin 2011 à juin 2012, 28 des 46 gouvernements d’Afrique subsaharienne ont entrepris au moins une réforme pour améliorer l’environnement des affaires. Ce qui représente, d’après la Banque Mondiale, un total de 44 réformes. Le rapport 2013 affirme par ailleurs que « beaucoup reste à faire pour permettre aux économies africaines de bâtir un secteur privé robuste et compétitif ».

Les principaux critères évalués par Doing Business sont les dispositifs de création et développement d’entreprises, le système fiscal, le régime de protection des investisseurs et les facilités de commerce transfrontalier. L’analyse ne prend pas en compte les aspects sécuritaire et environnemental, la stabilité macroéconomique, la corruption etc. Dans le top 10 du classement mondial figurent entre autres la RAS de Hong Kong, la Nouvelle Zélande, les Etats Unies, le Danemark, la Norvège, la Grande Bretagne, la République de Corée, la Géorgie et l’Australie.