Dieudonné : « sans remords »

Dans une interview accordée au magazine Causeur, l’humoriste franco-camerounais a affirmé être sans remords dans l’affaire qui l’a opposé au ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, assurant ne pas être antisémite.

Dieudonné de retour à la charge. Dans une interview accordée le 16 janvier au magazine Causeur, l’humoriste Franco-camerounais revient sur le bras de fer qui l’a opposé au ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, après l’interdiction de son spectacle Le Mur, jugé antisémite. « Soyons clairs : je n’ai absolument aucun remords », a déclaré Dieudonné à Causeur, seul journal français à l’avoir interviewé depuis l’interdiction de son show. « Certes, il m’arrive de faire des saillies plus piquantes que d’autres, reconnaît-il, mais heurter, choquer, c’est notre métier, argue-t-il. Si certains ont été heurtés par certains de mes propos, je m’en excuse le plus sincèrement du monde ».

L’humoriste franco-camerounais affirme également ne pas être antisémite. Mais en revanche, voit dans le sionisme une cause du « malheur de ce monde ». « Je ne me sens pas du tout antisémite. Je n’ai absolument aucune haine particulière vis-à-vis du peuple juif, mais aucune attirance non plus », assure Dieudonné. Selon lui, « le seul problème de la France est le mensonge, dont le sionisme est l’une des expressions les plus flamboyantes, dit-il. Et le sionisme repose sur une logique et un esprit d’apartheid qui font le malheur de ce monde ». A une question sur l’authenticité du génocide juif, il rétorque : « Je ne suis pas du tout spécialisé dans ces choses-là ». Il dit de Mohamed Merah que c’est un « sioniste » car il a commis des actes violents.

Actuellement en tournée pour son spectacle Asu Zoa, Dieudonné est sous le coup d’une enquête sur son patrimoine et des mouvements de fonds. La police française a saisi la semaine dernière à son domicile 650 000 euros et 15 000 dollars en liquide.