Détention arbitraire de l’homme d’affaire Togolais, Bertin Sow Agba


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Au cours d’une conférence de presse vendredi 29 juin à Lomé, au Togo, Me Ahlin Gabriel Komlan et Adama Ruben Doe-Bruceles avocats de l’homme d’affaire Togolais Bertin Sow Agba, incarcéré à Lomé au titre d’une affaire d’escroquerie, sont montés au créneau pour dénoncer la détention abusive de leur client qui devrait normalement être libéré provisoirement suite à la décision rendue le 23 janvier par la chambre judiciaire de la cour suprême du Togo.

Monsieur Bertin Sow Agba a été arrêté le 7 mars 2011 suite à l’accusation de l’Emirati Abbas Al Youssef, l’un de ses clients. Ce dernier s’est plaint d’avoir été escroqué par monsieur Agba, Directeur d’OPS Togo qui lui a fait subir un préjudice de 48 millions de dollars US, car celui-ci lui aurait fait miroiter cette somme à une fortune estimée à 275 millions de dollars US du Président Robert Guéi, disposée à la Banque centrale du Togo.

Les avocats de ce dernier ont mené une longue bataille judiciaire qui leur a permis d’obtenir la mise en liberté provisoire du Sieur Agba dans une décision rendue le 23 Janvier 2012 par la chambre judiciaire de la cour suprême du Togo contre une caution de 150 millions de FCFA. Les avocats ont versé la caution à la cour, mais jusqu’à présent cette décision judiciaire n’a pas été exécutée. Bertin Sow Agba est toujours en détention à la prison civile de Tsévié (une ville située à 35 kilomètre de Lomé).

Face à la presse, les avocats de l’accusé Me Ahlin Gabriel Komlan et Adama Ruben Doe-Bruce ont dénoncé vendredi cette détention abusive, et ont également réclamé la libération immédiat de leur client.

« Le Procureur Général a cru bon de pourvoir cette décision. Après cinq mois, son pourvoit a été rejeté le 20 juin et l’arrêt l’a même déclaré irrecevable. Pour des raisons qu’on ignore, le Procureur refuse d’exécuter cette décision. C’est tout ce qui bloque l’affaire parce qu’il n’y a que lui qui puisse émettre l’ordre de mise en liberté du Sieur Agba. S’il y a des mains occultes qui bloquent le dossier, le procureur doit démissionner parce que en tant que juriste il doit savoir qu’il doit procéder à l’exécution rendue par une haute institution judiciaire », a déclaré Me Ahlin Gabrie lors de la conférence de presse. Avant d’appeler la presse Togolaise à jouer son rôle de 4e Pouvoir, pour que la justice togolaise se réveille et se respecte.

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