Des terres gratuites pour lutter contre la famine

Le gouvernement zambien a décidé d’offrir des terres aux exploitants agricoles pour lutter contre la famine dans le pays. L’opération devrait débuter prochainement dans le centre et l’ouest du pays, deux régions fortement touchées par ce fléau.

Offrir des terres et un fond de commerce aux exploitants agricoles pour qu’ils puissent commencer la production est la solution du gouvernement zambien à la famine qui mine le pays. Ce sont 90 000 hectares qui sont concernés et qui seront divisés en lopins de 1 000 hectares chacun. Selon la BBC, le maïs, le tabac, les légumes, les fleurs et les fruits seront les principales cultures cultivées.

« Cette annonce a été faite le 31 janvier dernier lors de la présentation du budget. L’opération devrait débuter dans le centre et l’ouest du pays dans les régions de Serenje et de Kaoma, régions très fertiles fortement touchées par la famine. Nous ne savons pas si la mesure sera étendue aux particuliers et si les fermiers seront propriétaires ou impliqués dans un système de leasing. Cette mesure pourrait éventuellement intéresser les fermiers blancs zimbabwéens », affirme une source locale. Avis que partage le gouvernement zambien qui espère la participation à son projet de ces professionnels avérés de l’agriculture.

Paresse…

Ce sont plus de deux millions de personnes qui sont concernées par la situation de famine qui règne dans le pays. La principale cause en est la sécheresse qui a détruit les récoltes dans le Sud. Par ailleurs, selon l’agence Reuters, seulement 10% des terres arables sont exploitées en Zambie, malgré le fait que le pays compte cinq fleuves qui ne demandent qu’à irriguer les récoltes.

Pour le ministre zambien de l’Agriculture, Mundia Sikatana, le problème est ailleurs. L’année dernière, il a accusé ses compatriotes d’être  » paresseux « .  » Nous devrions avoir honte. Ce n’est pas à cause de la sécheresse que nous avons des problèmes mais à cause de nous. C’est parce-que nous ne travaillons pas assez.  » Des propos sans appel, auxquels font écho ceux du ministre des Finances, Patrick Kalifunga :  » Il est temps que nous exploitions correctement l’ensemble de nos terres « , a-t-lancé récemment.