Des grands chapeaux au niqab : l’incroyable histoire de la kamikaze de Saint-Denis!

La kamikaze qui a fait sauter sa ceinture d’explosifs à Saint-Denis, mercredi, est présentée à la fois comme une fanatique, une cousine du « cerveau » des attentats.

Il fait encore nuit et les cris sont interrompus par des coups de feu. S’ensuit alors le bruit d’une forte détonation. La terroriste présumée vient d’activer sa ceinture explosive. C’est l’œuvre de Hasna Aitboulahcen, la kamikaze qui a fait sauter sa ceinture d’explosifs à Saint-Denis, mercredi 18 novembre 2015. Qui était-elle vraiment ?

Elle serait une Française de 26 ans, présentée à la fois comme une fanatique, une entrepreneuse et une cousine du « cerveau » des attentats.

 « Il est ou ton copain?

 Ce n’est pas mon copain! »

Voilà les derniers mots échangés entre les policiers du Raid et la femme kamikaze morte dans l’assaut de Saint-Denis mercredi matin. L’Occident venait de connaître un attentat-suicide sur son sol, commis de surcroît par une femme? S’est-elle suicidée par peur d’être arrêtée ou pour commettre le maximum de dégâts ? Secret des Dieux.

Toujours en contact avec Abdelhamid Abaaoud

Plusieurs médias, notamment BFMTV présentent la jeune femme comme étant la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, le « cerveau » présumé des attentats de Paris. Hasna Aitboulahcen aurait 26 ans et serait née à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), au mois d’août 1989. Selon iTélé, les enquêteurs sont remontés à elle après l’avoir mise sur écoute, la soupçonnant d’être toujours en contact avec Abdelhamid Abaaoud. C’est d’ailleurs ce qui a permis aux limiers de découvrir l’appartement suspect de Saint-Denis.

Toutefois, rien de précis sur le lien de parenté de Hasna Aitboulahcen, qui vivait à Clichy-sous-Bois, avec le commanditaire présumé. Selon BFMTV, dans les écoutes, la femme se présentait comme la cousine d’Abdelhamid Abaaoud était identifiée comme telle dans son quartier. Mais il pourrait simplement s’agir d’un titre affectueux.

Des messages à la gloire d’Hayat Boumeddienne

Dans tous les cas, Hasna était connue pour sa radicalisation. Son profil Facebook consulté par le journal belge DH révèle des photos d’elle publiées alors qu’elle est vêtue d’un niqab et tenant des armes. La jeune femme aurait également écrit des messages à la gloire d’Hayat Boumeddienne, compagne d’Amedy Coulibaly, le terroriste de l’Hyper Cacher. « Jver biento aller en syrie inchallah biento depart pour la turkie », aurait commenté sur sa page Hasna Aitboulahcen, qui rêvait de rejoindre la Syrie, mais n’y serait pas parvenue.

Hasna Aitboulahcen était auparavant basée à Creutzwald, en Moselle où est toujours domicilié son père qui passe la majorité de son temps au Maroc, d’où la famille est originaire, révèle France Bleu. Elle aurait quitté Creutzwald, il y a maintenant cinq ans, mais elle continuait à rendre visite à son père. Les voisins se souviennent d’une femme « extravertie » qui portait « des grands chapeaux » qui a fini en niqab. Mieux, en kamikaze.