Démarrage du procès pour tentative de coup d’État au Niger : de présumés cerveaux cités

Justice, Tribunal
Tribunal (illustration)

58 accusés. Voilà le nombre de personnes qui doivent défiler devant la justice nigérienne pour s’expliquer sur les événements de la nuit du 30 au 31 mars 2021. En effet, cette nuit là, des militaires ont tenté de renverser le régime du Président Mahamadou Issoufou qui s’apprêtait à passer le témoin au nouvel élu, Mohamed Bazoum.

Le procès des personnes accusées dans la tentative de coup d’État intervenue au Niger dans la nuit du 30 au 31 mars 2021 a démarré vendredi à Niamey. Au total, 58 accusés, majoritairement des militaires, sont attendus à la barre.  Ils vont  répondre des chefs d’accusation d’atteinte à la sûreté de l’État et attentat manqué. En dehors du capitaine Sani Gourouza et du lieutenant Morou Abdourahamane qui ont reconnu les faits, d’autres officiers supérieurs ont nié toute implication dans cette tentative de putsch. Au cours des confrontations, les noms du général de brigade Seydou Bagué, chef d’état-major de l’armée de terre au moment des faits, et du colonel major Djibo Hamadou, alors chef du bureau des opérations militaires ont été cités comme étant les têtes pensantes de l’opération. Tous deux ont été mis aux arrêts peu de temps après le coup d’État manqué.

Retour sur les faits

Alors que le Niger se préparait à la cérémonie d’investiture de son Président nouvellement élu, Mohamed Bazoum prévue pour le 2 avril 2021, des militaires provenant de la base aérienne 101 de Niamey, ont tenté, vers 3 heures du matin, de marcher sur la Présidence. Des tirs à l’arme lourde et à l’arme légère ont perturbé la quiétude des habitants de la capitale nigérienne. La riposte énergique des éléments de la garde présidentielle avait alors contraint les assaillants au repli. Mais, pendant qu’ils battaient en retraite, certains parmi eux ont été appréhendés. Le capitaine Sani Gourouza présenté à l’époque comme l’auteur de cette tentative de coup d’État avait réussi à s’esbigner avant d’être à son tour interpellé moins d’un mois plus tard par la police béninoise et remis aux autorités de son pays.