Défilé de la Black Fashion Week : quand les talents se croisent

PARIS – Le Pavillon Cambon Capucine, à Paris, recevait, ce vendredi 5 octobre, la première soirée dédiée à la Black Fashion Week. Des créations talentueuses et pleine de vie se sont succédées sur le podium du Pavillon.

Le premier defilé de la Black Fashion Week à Paris a eu lieu ce vendredi soir au Pavillon Cambon Capucine. De nombreux créateurs étaient présents, tels que Adama Paris, Laquan Smith, Jamila Lafqir, Sophie Nzinga Sy, J-Cheikh, Lisete Pote, Mame fa Gueye et Martial Tapolo. Tant de stylistes qui, au cours de la soirée, ont surpris avec des univers marqués et personnels

A commencer par la créatrice Adama Paris qui a dévoilé une collection élégante et cohérente. Entre tapisserie et bas-relief, un ensemble de vêtements découpés dans un même tissu noir qui relate parfaitement l’image de la femme moderne. Des robes près du corps, sans être moulantes, suggèrent subtilement les formes et les mouvements. Effet rendu possible par des coupes asymétriques, qui laissent parfois échapper une traine le long des hanches tandis que les épaules sont dessinées par différents volumes et matières. La créatrice accentue la taille en cintrant le vêtement parfois à l’aide de bandes transparentes. Elle utilise également d’autres détails comme des bretelles en petits froufrous, des associations de matières variées en ton sur ton qui apportent distinction et élégance à l’ensemble.

Le talentueux Laquan Smith a ébloui avec ses silhouettes futuristes. Il présentait des gammes de tissus, de matières et de couleurs pour le moins surprenantes. L’histoire d’une femme sans complexe. La tendance est dénudée ! Les hauts, les jupes et les culottes sont courtes. Le créateur propose une version de poupée robot. Le vêtement, aux filets jaune fluo, se transforme en plastique et s’apparente alors à une carapace. Réfléchissant la lumière, il se rapproche du métal qui habille les androïds.

Les silhouettes du créateur Martiale Tapolo excitent elles aussi l’imaginaire avec ces diverses matières. Le cuir, la dentelle, le tulle, la peau de crocodile évoquent des guerriers et guerrières ensorcelantes. Il dévoile aussi des styles plus féériques avec de longues jupes en froufrou surmontées de bustiers cintrés.

Tous les créateurs présents lors de cette soirée inaugurale ont su imposer une personnalité et des influences, à l’image de Sophie Nzinga Sy. Cette dernière met en avant des tissus peint japonisant.

J-Cheikh a été le seul à présenter une collection homme. Il revisite les classiques de la chemise, de la veste et du pantalon.

Le Pavillon Cambon Capucines sublimera de nouveau ce soir à l’occasion d’un second défilé tout en lumière.