Décès d’Edith Bongo : les condoléances affluent

Plusieurs chefs d’Etat ont adressé des messages de condoléances à leur homologue gabonais suite au décès, samedi, à Rabat, de son épouse. Ce lundi, Nicolas Sarkozy, le président français, s’est dit affligé par le décès de la première dame du Gabon. Il a fait parvenir une lettre à Omar Bongo, considéré comme le pilier de la « Françafrique ».

Mohamed VI, le roi du Maroc, Laurent Gbagbo, le président de la Côte d’Ivoire, l’ancien chef d’Etat malien, Alpha Omar Konaré et son épouse… et, ce lundi, Nicolas Sarkozy, le président français ont adressé des messages de condoléance à leur homologue Omar Bongo Ondimba , frappé par le deuil. Son épouse Edith Lucie née Sassou Nguesso est décédée, samedi, à Rabat, au Maroc, des suites d’une longue maladie dont la nature n’a pas été précisée.

« En ami plus qu’en chef d’Etat »

« Je sais combien sa longue maladie vous a affecté au-delà de ce que votre discrétion a pu laisser paraître. Je sais aussi que le formalisme des condoléances et des relations entre Etats peut paraître décalé et artificiel dans une pareille épreuve qui est, avant tout personnelle », a écrit le président français. « C’est donc en ami plus qu’en chef d’Etat que je tiens à vous assurer de ma profonde sympathie », a-t-il ajouté. Ainsi, Nicolas Sarkozy veut partager l’affliction de celui-là même qui a organisé la rencontre de son épouse, Carla Bruni-Sarkozy avec Nelson Mandela, en février 2008. Mais aussi à celui auquel « il ne peut rien refuser », selon Antoine Glaser, le rédacteur en chef de la Lettre du Continent qui s’exprimait dans une interview accordée au Monde.

A Libreville, la capitale gabonaise, ce lundi, l’entrée de la résidence présidentielle, a été aménagée pour permettre aux Gabonais, qui le souhaitent, de se recueillir en la mémoire de la première dame, rapporte Gabon News. Le média précise que de nombreuses personnes y ont déposé des gerbes pour témoigner leur affection à Edith Lucie Bongo. Dimanche, les syndicats de la première chaîne de télévision gabonaise, RTG, ont suspendu une grève, à la demande de leur direction, afin d’assurer une bonne couverture du deuil national qui devrait durer jusqu’aux obsèques. Les dates de celles-ci n’ont pas encore été fixées.

Les condoléances de « Bongo doit partir » (BDP)

Le mouvement à caractère politique Bongo doit partir (BDP)-Gabon Nouveau, opposé au régime en place, a, lui aussi, présenté dans un communiqué ses condoléances au président éploré. « Devant toute vie qui s’arrête aussi prématurément, fût-elle d’un camp politique dont nous ne partageons pas les valeurs, nos clivages idéologiques et politiques doivent nous convier au recueillement national non seulement face à cette fin si tragique de l’une de nos compatriotes devant la maladie, mais également face à la disparition de tant d’autres Gabonais et Gabonaises souvent morts avant l’âge pour cause de sous-développement hospitalier et économique dans notre pays », a écrit dans un communiqué le Dr. Daniel Mengara, président de BDP-Gabon Nouveau.

Oma Bongo Ondimba, le président gabonais, et Denis Sassou Nguesso, son beau-père et homologue congolais, se sont rendus dimanche à Rabat au lendemain de l’annonce du décès de la mort de la première dame du Gabon.

Photo:Entrée de la résidence présidentielle à Libreville (Gabonews)

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