Cryptomonnaie : la Centrafrique se rapproche de la BEAC pour un cadre normatif du Sango Coin

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Les autorités centrafricaines se sont rapprochées de la Banque des Etats de l’Afrique centrale en vue de bénéficier de l’expertise de l’institution financière pour l’élaboration d’un cadre régissant les cryptomonnaies.

La Centrafrique, qui vient de lancer sa cryptomonnaie, le Sango Coin, souhaite une assistance pour l’élaboration d’un cadre devant régir les cryptomonnaies dans la région de l’Afrique centrale. A cet effet, Bangui a sollicité la compétence de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale) et de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).

Exprimant leur «attachement à la monnaie unique et au respect des statuts de la Banque, des textes régissant l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) et de ses engagements communautaires», les autorités centrafricaines ont dit miser sur l’accompagnement des institutions financières sous-régionales pour mener à bien leur nouvelle politique financière. Une sollicitation favorablement accueillie par la Banque des Etats de l’Afrique centrale.

L’annonce faite en mai dernier par les autorités de Bangui de l’utilisation de la cryptomonnaie sans au préalable consulter les autres Etats membres de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) avait soulevé des vagues avec l’institution financière qui dénonçait «l’instauration d’une monnaie échappant au contrôle de la BEAC» et qui était «de nature à mettre en péril la stabilité monétaire de la sous-région».

Après avoir annoncé, en avril, l’adoption du Bitcoin comme monnaie officielle aux côtés du franc CFA, la Présidence centrafricaine a lancé le Sango Coin comme monnaie dans ce pays d’Afrique Centrale. Une annonce qui a déclenché une polémique dans un pays où l’accès à l’électricité et aux smartphones est très limité.

Lire : Le Sango Coin fait débat en Centrafrique