Crise en Libye : Washington et Alger pour une issue politique

Face à la situation qui prévaut en Libye depuis la chute de Kadhafi, en 2011, l’Algérie et les Etats-Unis partagent la même approche pour une issue politique, a relevé, ce mardi, à Alger, Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, de l’Union Africaine et de la Ligue Arabe.

« L’approche algérienne et américaine dans le contexte d’aujourd’hui, ainsi que l’approche des Nations Unies et de la communauté internationale, convergent vers une solution politique qui permettrait l’émergence d’un gouvernement d’union nationale en Libye », a déclaré Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, de l’Union Africaine et de la Ligue Arabe, à l’issue d’une séance de travail avec le Général David Rodriguez, commandant de l’Africom, en visite à Alger.

Il a ensuite précisé que « la stabilité de la Libye est importante, non seulement pour les pays du voisinage qui sont directement concernés comme l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, le Tchad et le Niger, mais aussi pour la sécurité et la stabilité de toute la région et l’espace méditerranéen ». M. Messahel a établi un lien avec les crises en cours dans les pays africains, notamment la situation qui prévaut au nord du Mali et au Niger. Pour lui, « en stabilisant rapidement la situation en Libye, cela concilierait davantage la situation au Nord Mali ».

Concernant la coopération entre son pays, l’Algérie, et les Etats-Unis, M. Messahel a indiqué qu’elle « ne se limitait pas uniquement aux questions sécuritaires ou militaires, mais à tous les domaines de partenariat ».
Pour sa part, M. Rodriguez a souligné la qualité de la confiance qui lie les Etats-Unis et l’Algérie dans leurs relations depuis plusieurs années. « Nous avons des relations qui remontent à plusieurs années avec l’Algérie, et durant toute cette période, nous avons pu construire une confiance mutuelle ».

En outre, il a apprécié les échanges de points de vue avec M. Messahel sur les efforts en matière de stabilité dans la région. Il a souligné avoir évoqué avec M. Messahel les voies et moyens susceptibles d’aider l’Algérie sur ce chemin.