Crise du pétrole : l’Algérie veut supprimer un million d’emplois

Face à la chute du prix du pétrole, le gouvernement envisage des mesures radicales, notamment la suppression de pas moins d’un million de postes de fonctionnaires dans le pays.

L’Algérie fait face à une grave crise du pétrole liée notamment à la chute du prix du baril de l’or noir. Les comptes publics algériens tendant vers le rouge, une situation inquiétante se profile à l’horizon, poussant le gouvernement à envisager des mesures radicales, notamment la suppression de pas moins d’un million de postes de fonctionnaires dans ce pays d’Afrique du Nord.

L’Algérie retire des hydrocarbures 98% de ses exportations, près de la moitié de son PIB et 60% de l’ensemble des recettes fiscales de l’Etat. Le pays important la quasi-totalité de ce qu’il consomme, la balance commerciale algérienne a plongé: 8 milliards de dollars de déficit sur les 7 premiers mois de l’année 2015, une première pour le pays depuis 1994.

C’est une des conséquences directes de la chute des prix des hydrocarbures depuis la fin de l’année 2014. Le gouvernement algérien a annoncé sa volonté de supprimer pas moins d’un million de postes de fonctionnaires dans le pays. Un dégraissage brutal et massif, puisqu’il représente quelque 40% de l’ensemble des 2,5 millions de fonctionnaires algériens, souligne Le Parisien.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi avait évoqué que des « départs en retraite dans certains postes administratifs classiques (…) ne seront plus remplacés dans le cadre de la relève, notamment dans le poste d’agent d’administration ». C’est dans ce même sillage que le gouvernement avait annoncé, au mois de septembre dernier, que les CDD dans les administrations ne seraient pas reconduits.

Selon les chiffres de la Banque mondiale, la population active algérienne s’élève à environ 12,3 millions de personnes sur une population totale de près de 40 millions. La fonction publique n’en représente donc que 20%.