Crise au Mali : Dioncounda Traoré réclame l’aide de l’ONU

Le président de transition du Mali Dioncounda Traoré a demandé à l’ONU un appui et un accompagnement pour aider le Mali à sortir de la crise. Une annonce qui intervient quelques jours après qu’il ait demandé à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) un soutien militaire logistique pour déloger les islamistes du Nord.

Dioncounda Traoré en ordre de bataille. Le président de transition malien semble décider à trouver l’aide extérieure nécessaire pour déloger les islamistes qui occupent le Nord du Mali. Dans un courrier adressé au secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon, il réclame aux Nations unies de prêter main forte à son pays pour sortir de la crise. Cette lettre daterait du 30 août selon une source diplomatique. D’après cette source, le président malien a demandé précisément à l’ONU « l’appui et l’accompagnement nécessaires au renforcement de ses capacités, notamment en matière d’assistance humanitaire, de négociation et de réforme des forces de défense et de sécurité ».

Le chef d’Etat par intérim a également réclamé mardi dernier l’appui de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Mais cette aide sera uniquement d’ordre logistique. Dans un courrier adressé le 1er septembre à l’organisation ouest-africaine, Dioncounda Traoré a indiqué que le Mali « ne souhaite pas le déploiement de forces militaires combattantes étrangères sur son territoire mais sollicite l’aide de l’Afrique de l’Ouest, notamment au plan logistique, pour récupérer le Nord aux mains d’islamistes ».

Refus de troupes étrangères sur le sol malien

Cette aide, selon le président malien de transition, « pourrait se matérialiser de différentes manières, dont le renforcement des capacités anti-terroristes et des moyens techniques », sollicitant également une aide pour la réorganisation des forces armées et de sécurité du Mali.

Le capitaine Amadou Sanogo a, quant à lui, dès le début annoncé qu’il refuse toute intervention de troupes militaires extérieures dans le Nord-Mali. Les putschistes sont en effet toujours très influents à Bamako depuis qu’ils ont renversé Amadou Toumani Touré. Le capitaine Amadou Sanogo est d’ailleurs l’architecte du refus de l’intervention de troupes étrangères sur le sol malien. Et Dioncounda Traoré s’est plié à sa volonté. A tel point que le président ghanéen, John Dramani Mahama, qui était en visite vendredi au Bénin, s’est penché sur la question avec son homologue béninois Boni Yayi. Ils se demandent qui du capitaine Sanogo et de Dioncounda Traoré dirige le Mali.

Lire aussi :

 Intervention militaire au Nord-Mali : des zones d’ombre subsistent

 Mali : les bérets verts contre les soldats de la Cedeao

 Intervention de la Cedeao au Mali : Boni Yayi perd patience