Crash meurtrier en Libye


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Cent trois personnes, dont 92 passagers et 11 membres d’équipage, sont mortes dans le crash d’un avion de la compagnie libyenne Afriqiyah en provenance de l’Afrique du sud, à son atterrissage à l’aéroport de Tripoli, mercredi. Seul un enfant de huit ans aurait survécu. Le ministère libyen des Transports a écarté l’hypothèse d’un acte terroriste.

Le bilan est lourd. Cent trois personnes sont mortes, mercredi, dans le crash d’un airbus A330 de la compagnie libyenne Afriqiyah. « Il y avait 104 personnes à bord, 93 passagers et onze membres d’équipage », a indiqué Mohamed Zidane, le ministre libyen des Transports, ajoutant que « 96 victimes avaient jusqu’ici été retrouvées ». Seul un garçon de nationalité néerlandaise et âgé de huit ans a survécu. Vingt-deux ressortissants libyens, dont la moitié était des membres d’équipage, se trouvaient à bord de l’appareil. Les autres passagers étaient de diverses nationalités, européennes ou africaines. Le Premier ministre néerlandais, Jan Peter Balkenende, a parlé de plusieurs dizaines de Néerlandais tués.

« Il a explosé à l’atterrissage et s’est totalement désintégré »

L’avion, en provenance de Johannesburg, s’est écrasé à 06H00 (04H00 GMT) à son atterrissage à l’aéroport de Tripoli. Selon la représentation sud-africaine de la compagnie, l’avion s’est écrasé « à un mètre de la piste ». « Il a explosé à l’atterrissage et s’est totalement désintégré », a précisé une source sécuritaire, sous couvert d’anonymat. L’appareil se serait alors disloqué et des milliers de débris se seraient éparpillés à 500 m environ du bout de la piste d’atterrissage, d’après un journaliste de l’AFP. Les services de sécurité et de secours se trouvent actuellement sur les lieux pour tenter de retrouver les restes des personnes qui se trouvaient à bord de l’avion. La compagnie aérienne libyenne a installé un centre d’informations dans un hôtel de Tripoli afin d’accueillir les proches des victimes. Aux Pays-Bas, une cellule de crise a été mise en place au ministère des Affaires étrangères.

L’hypothèse de l’acte terroriste écartée

Dans les prochaines heures, une équipe d’enquêteurs accompagnés d’ingénieurs d’Airbus devrait se rendre à Tripoli pour déterminer la cause du crash. Pour l’heure, le ministre libyen des Transports a écarté l’hypothèse de l’acte terroriste. De son côté, le constructeur aéronautique a indiqué, dans un communiqué, qu’il «fournira une assistance technique complète aux autorités responsables de l’enquête sur l’accident par l’intermédiaire du Bureau d’enquêtes et d’analyses». Selon les conventions internationales, la Libye doit diriger l’enquête, à laquelle participe le pays constructeur de l’appareil, en l’occurrence la France, où a été conçu l’Airbus.

Stéphanie Plasse
LIRE LA BIO
Stéphanie Plasse est une journaliste d'investigation française. Elle a débuté au sein de la rédaction d'Afrik.com de 2007 à 2010 avant de collaborer avec de nombreux médias de référence : Disclose, StreetPress, TV5 Monde Les Jours, mais aussi Slate.fr, Slate Afrique, Rue 89 et Les Inrocks . D'abord spécialisée dans l'actualité africaine, elle s'est ensuite orientée vers les enquêtes et reportages de société en France, avec un engagement particulier pour les questions de handicap et de violences sexuelles. Ses investigations sur les discriminations subies par les femmes handicapées et les défaillances dans leur prise en charge par les forces de l'ordre ont contribué à mettre en lumière des réalités trop longtemps invisibilisées.
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