Crash en Egypte : pas de signe d’un acte terroriste, selon Washington

Le chef du renseignement américain, James Clapper, a indiqué, ce lundi à Washington, qu’il n’y avait « pas de signe pour l’instant » qu’un acte terroriste soit à l’origine du crash de l’avion russe, samedi, en Egypte.

A l’international, tous les regards sont tournés vers le crash, samedi, de l’avion Airbus A321 de la compagnie russe Kogalymavia/Metrojet, dans la péninsule égyptienne du Sinaï. Le chef du renseignement américain, James Clapper, a indiqué, ce lundi 2 novembre 2015, à Washington qu’il n’y avait « pas de signe pour l’instant » qu’un acte terroriste soit à l’origine du crash de l’avion. Il a également estimé « improbable » que le groupe Etat islamique ait les moyens d’abattre un avion commercial en vol, ajoutant toutefois qu’il ne pouvait pour autant « l’exclure » complètement.

De son côté, la compagnie russe Kogalymavia/Metrojet a écarté, ce lundi, l’hypothèse d’une défaillance technique ou d’une erreur humaine pour expliquer l’accident. Celui-ci ne peut être que le résultat d’une autre « action technique ou physique », a déclaré Alexander Smirnov, directeur général adjoint de la compagnie aérienne. Il s’agit, selon lui, d’une « action extérieure car l’avion était en excellent état », a-t-il dit, lors d’une conférence de presse à Moscou. « Nous excluons une défaillance technique ou une quelconque erreur de l’équipage ».

Selon lui, « tout porte à croire que dès le début de la catastrophe, l’équipage a perdu le contrôle total » de l’avion. Le responsable de la compagnie qui exploitait l’avion a précisé que les pilotes n’avaient pas « essayé d’entrer en contact radio » avec les contrôleurs aériens au sol. Pour sa part, le Kremlin n’exclut aucune hypothèse pour expliquer le drame, a déclaré, ce lundi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il répondait à une question sur la possibilité d’une action terroriste.

L’avion, qui transportait 217 passagers et 70 membres d’équipage, s’est probablement disloqué en vol, mais il est encore trop tôt pour en tirer la moindre conclusion, a déclaré, dimanche, le chef de l’aviation civile russe. L’accident n’a laissé aucun survivant parmi les 224 personnes à bord.