Crash de la Kenya Airways : aucun survivant

Aucune des 114 personnes à bord de l’avion de la Kenya Airways qui s’est écrasé dans la nuit de vendredi à samedi, au Cameroun, n’a survécu. La collecte des corps a déja commencé.

«Il n’y a que des morts, pas de survivant », a déclaré, ce lundi à l’AFP un secouriste camerounais à propos des 105 passagers et 9 membres de l’équipage qui se trouvaient à bord du Boeing 737-800 de la Kenya Airways qui s’est écrasé dans la nuit de vendredi à samedi à Douala, la capitale camerounaise. L’épave a été retrouvée dimanche dans la région de Mbanga Pongo, une zone marécageuse située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de l’aéroport de Douala. La recherche des corps avait débuté dans la matinée et ils sont actuellement en train d’être collectés par les secouristes camerounais. « Je suis accablé. J’ai trouvé un ou deux corps au début, mais, depuis, tout est en morceaux », a confié à l’agence Reuters, Francis Ekosso, capitaine des pompiers et responsable des recherches. Selon le correspondant de l’agence américaine, les corps seraient déjà en putréfaction.

Aucun survivant

L’épave de l’avion n’a été localisé que dimanche soir d’après les déclarations de pêcheurs qui «ont fait état, selon Titus Naikuni, le directeur général de Kenya Airways, dans une décalration faite dimanche, d’une forte détonation, suivie d’une grande agitation sur l’eau. » L’avion se serait écrasé pour une raison qui reste encore inconnue deux minutes après son décollage, de l’aéroport de Douala, samedi à 00h07 locales (23h07 GMT vendredi) sous un violent orage. L’appareil était en service depuis six mois seulement et la Kenya Airways est l’une des quatre compagnies africaines à être certifié IOSA (Vérification de la Sécurité des Procédures d’Exploitation). Ce programme, qui a été mis en place en septembre 2003 par l’Association internationale du transport aérien (IATA), est un « système d’évaluation, précice Panapress, de la gestion des opérations et de contrôle d’une compagnie aérienne, sur la base des principes d’audit de qualité, reconnus au plan international ». En janvier 2000, un Airbus A310 de la Kenya Airways s’était déjà écrasé au décollage, cette fois-ci, de l’aéroport d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Dix personnes avaient alors survécu sur les 179 personnes présentes à bord.