Coups sur une serveuse d’un bar : prison ferme pour un Tunisien

Un Tunisien en situation irrégulière qui avait violemment giflé la serveuse d’un bar de Nice parce qu’elle avait servi de l’alcool pendant le ramadan a été condamné à huit mois de prison ferme.

Un Tunisien en situation irrégulière qui avait violemment giflé la serveuse d’un bar de Nice parce qu’elle avait servi de l’alcool pendant le ramadan a été condamné, ce mercredi 14 juin 2016, à huit mois de prison ferme. Le 6 juin dernier, une serveuse d’un bar de la rue Lamartine à Nice avait été agressée verbalement, puis physiquement.

Le tribunal correctionnel de Nice a assorti sa peine d’une interdiction de territoire pendant trois ans et l’a condamné à verser 1 000 euros à la victime.
Dans le box, Ali E., 32 ans, crâne rasé sur les côtés et vêtements de sport, jugé en comparution immédiate, a essuyé une larme. Ce qui n’a pas suffi à émouvoir la procureure de la République. En effet, cette dernière avait requis deux ans de prison ferme et une interdiction sur le territoire de trois ans. « Dans cette période très particulière, ont l’a entendu réitérer des propos inadmissibles! », a-t-elle fustigé.

« Il m’a demandé pourquoi je servais de l’alcool pendant le ramadan. Je lui ai répondu : « je fais mon travail » », a expliqué la serveuse d’origine tunisienne qui a porté plainte, accompagnée par son patron. Les images vidéo enregistrées par le bar sont choquantes. On y voit Ali pointer du doigt au niveau du visage de la serveuse avant que lui et celui qui l’accompagnait ne s’éloignent. Sauf qu’Ali reviendra pour cette foi asséner une grosse gife, telle un coup de poing qui projetait la fille au sol.

Quelques jours avant l’agression, Ali avait aussi intimé au patron du bar de ne pas servir d’alcool pendant le ramadan, au risque de voir ce qui peut lui arriver. Pensant à une vengeance divine, le patron du bar, lui aussi d’origine tunisienne, n’avait pas accordé d’importance à ces propos. sauf qu’Ali franchira le rubicond an assénant un coup à la serveuse qui l’enverra méditer sur son sort en prison.

A rappeler que le prévenu est un sans-papiers arrivé en France depuis cinq ans et s’est soustrait à une obligation de quitter le territoire prononcée en décembre 2014.