Coupe du monde de cricket, c’est parti

La huitième Coupe du monde de cricket, organisée cette année conjointement par l’Afrique du sud, le Zimbabwe et le Kenya, débute ce samedi pour une durée d’un mois et demi. La polémique sur la perspective de jouer les rencontres prévues dans le pays du président paria Robert Mugabe n’a pas cessé

30 000 spectateurs sont attendus ce samedi au  » Newlands stadium « , au Cap (Afrique du Sud), pour assister à la cérémonie d’ouverture de la huitième Coupe du monde de cricket. Quatorze équipes se disputeront le titre suprême lors de la compétition organisée cette année conjointement par l’Afrique du sud (46 matchs) , le Zimbabwe (6) et le Kenya (2). Alors que la Nouvelle Zélande a d’ores et déjà renoncé à jouer son match prévu au Kenya pour des raisons de sécurité, la Fédération anglaise de cricket tergiverse et demande à ce que sa rencontre prévue au Zimbabwe soit déplacée.

Commonwealth

L’Australie, première nation au classement établi par le Conseil international de Cricket (CIC) devant l’Afrique du sud et le Sri Lanka, aura fort à faire pour conserver son titre obtenu en 1999 en Inde. Le principal pays hôte ouvre les hostilités dès dimanche contre les Antilles dans ce tournoi qui concerne essentiellement les anciennes colonies de l’Empire britannique. 11 des 14 pays engagés font partie du Commonwealth. Quatre pays asiatiques (Bangladesh, Inde, Pakistan et Sri Lanka) et quatre africains (Afrique du sud, Kenya, Namibie et Zimbabwe) seront représentés. L’Europe compte deux concurrents (Angleterre et Pays-Bas), de même que l’Océanie, alors que le Canada et les Antilles porteront haut les couleurs du continent américain.

Ira, ira pas…

Les Fédérations nationales anglaises et australiennes, entre autres, n’auront pas suivi leurs gouvernements quant au boycott des rencontres prévues au Zimbabwe, dont le régime est accusé de graves violations des Droits de l’Homme. Mais pour des raisons de sécurité, la Nouvelle-Zélande a décidé qu’elle ne jouerait pas son match prévu au Kenya. La Fédération anglaise de cricket (FAC), qui refuse de perdre deux points par forfait, s’atermoie. Son président, Tim Lamb, faisait parti en novembre de la délégation officielle du CIC qui a jugé le Zimbabwe assez sûr pour recevoir des rencontres internationales. Mais voilà une semaine, la FAC a demandé au CIC de déplacer son match d’Harare en Afrique du sud. Requête rejetée ce jeudi. L’Angleterre n’en n’a pas moins fait appel et attend une réponse vendredi ou samedi.