Coupe du Monde 2006 : un rendez-vous manqué pour l’Afrique

L’Afrique du sud perd à une voix contre l’Allemagne le privilège d’organiser la Coupe du monde 2006.

L’Afrique du Sud n’organisera pas la coupe du Monde 2006 comme elle l’avait tant espéré pendant ces quatre dernières années. Le continent africain a ainsi perdu une belle occasion de rompre quelque peu avec ces éternels clichés de famine, de guerre et de démocratie bafouée.

Ce vote du comité de sélection de la FIFA (Fédération internationale de Football) suivi, nouvelles technologies oblige, par des millions d’internautes du prochain pays organisateur de la coupe du Monde 2006, a réduit à néant les espoirs de tout un continent.

De sérieux atouts

Perdre à 11 voix contre 12 pour l’Afrique du Sud montre bien, comme nous le disions dans nos précédents articles, que l’Afrique aurait pu être à l’honneur pour cet événement d’envergure. L’actuel président de la FIFA, Sepp Blatter, possible responsable de l’abstention constatée, ayant lui même marqué une préférence personnelle pour l’Afrique.

Cependant l’Allemagne au contraire de ses concurrents semblait être la mieux lotie, notamment après la défection du Brésil qui a choisi de s’allier à l’Afrique du Sud, pour les raisons suivantes.

Primo, le Maroc, qui a obtenu seulement 3 voix au premier tour est défavorisé. Le retard pris dans la mise en place des infrastructures nécessaires à l’organisation de la coupe du Monde (stades, hôtels) est un handicap. Secundo, la réputation des hooligans anglais, rafraîchie récemment en Belgique dessert la candidature de l’Angleterre qui a du se contenter de 5 voix (second tour ). Enfin l’Afrique du sud ne rassure pas avec son taux de criminalité élevé.

L’Allemagne a par ailleurs, par le biais de Franz Beckenbauer, président du comité d’organisation, soutenu sa candidature par une campagne de promotion très offensive.

Formulons le voeu que l’Afrique célébrera bientôt un sport qui la fait tant vibrer par ailleurs : le football.