
La petite localité de Niamoué, située dans le département de Doropo (Région du Bounkani, en Côte d’Ivoire, frontalière du Burkina Faso), a été frappée de stupeur et d’effroi le jeudi 23 avril 2026. Un cultivateur, dont l’identité n’a pas encore été officiellement révélée, s’est livré à une attaque meurtrière, laissant derrière lui un bilan lourd : trois morts et deux blessés entre la vie et la mort.
Le silence habituel des champs de Niamoué a été brisé par les cris de détresse et de terreur, en cette fin d’après-midi. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, ce qui semblait être une banale journée de travaux champêtres a basculé dans l’irréel lorsqu’un paysan, armé d’une machette et d’un couteau de brousse, s’en est pris avec une violence inouïe à son entourage.
Les circonstances exactes qui ont conduit à ce déchaînement de violence restent floues. Les victimes, dont la plupart étaient des membres de la famille de l’agresseur, ont été surprises alors qu’elles se trouvaient à proximité des habitations ou sur le chemin des cultures.
Un bilan tragique
Le bilan est tragique : trois personnes ont succombé à leurs blessures sur le coup, atteintes à des points vitaux. Deux autres victimes, découvertes gisant dans leur sang, ont été évacuées en urgence vers le centre de santé le plus proche. Selon des sources médicales, leur pronostic vital est engagé en raison de la profondeur des plaies.
Immédiatement après son forfait, le présumé meurtrier s’est volatilisé dans la végétation dense qui entoure le village de Niamoué. Alertée, la brigade de gendarmerie de Doropo a dépêché des hommes sur les lieux pour procéder aux premières constatations et sécuriser la zone.
Traque du meurtrier

Un important dispositif de recherche a été mis en place. Les forces de défense et de sécurité (FDS), épaulées par les populations locales qui connaissent parfaitement les pistes de brousse, passent actuellement le secteur au peigne fin. « Nous ne dormirons pas tant que cet homme, devenu une menace pour tous, ne sera pas sous les verrous », a confié une source sécuritaire sous couvert d’anonymat. La proximité de la frontière burkinabé pourrait pourtant permettre au meurtrier de se mettre à l’abri de ses poursuivants.
À Niamoué, l’incompréhension domine. L’homme était-il en proie à un accès de démence ? Un différend foncier ou familial est-il à l’origine de ce drame ? Autant de questions auxquelles l’enquête devra répondre. En attendant, une chape de plomb pèse sur le village. Les activités agricoles sont à l’arrêt, et la peur d’un retour du fugitif hante les esprits.
Les autorités préfectorales ont appelé au calme et ont exhorté les populations à ne pas tenter de se rendre justice elles-mêmes si elles venaient à croiser le suspect, mais à alerter immédiatement les autorités. Ce drame vient tristement rappeler la vulnérabilité des zones rurales isolées face à de tels actes imprévisibles. La traque se poursuit, et tout le département de Doropo retient son souffle.



