Coumba Gawlo ambassadrice de charme du Sénégal. Interview exclusive

Mesdames, Messieurs, Coumba Gawlo déclare le Fespam 2001 ouvert. La première grande invitée du festival panafricain de musique s’est produite dimanche soir au Palais du parlement de Brazzaville. Venue chanter son Sénégal, elle communie avec le public et ses musiciens. Interview à chaud.

Coumba Gawlo était dimanche soir à Brazzaville pour la première soirée grand spectacle du Festival panafricain de musique 2001. Leçon d’humilité artistique. A la rencontre de son public, on la retrouve chantant en toute décontraction dans la foule. Une même complicité qu’elle entretient avec ses onze musiciens. Elle est là pour la fête, elle est là pour le Sénégal, pays qui coule dans ses veines.

Afrik : Pendant le concert, on vous a beaucoup entendu chanter le Sénégal. Est-ce lui que vous êtes venue représenter au Fespam ?

Coumba Gawlo : C’est avec un immense plaisir que je suis ici à Brazzaville. Je suis une invitée d’honneur du Fespam (dont elle vient de faire l’ouverture, ndlr) et j’en suis flattée. Je suis là pour la musique africaine. Mais j’aime tellement mon pays que je ne peux m’empêcher de lui rendre honneur. Je suis l’ambassadrice de mon Sénégal.

Afrik : Un mot sur le public congolais ?

Coumba Gawlo : (avec un immense sourire) Il est très chaleureux. Et puis il danse tellement bien le m’balar (style musical sénégalais, ndlr)

Afrik : Vous avez affolé le service de sécurité en descendant de la scène pour aller chanter dans le public. Vous n’avez pas eu un peu peur de cette foule déchaînée autour de vous ?

Coumba Gawlo : Je ne comprends pas les artistes qui ont peur de leur public. Ils sont tous pour nous. Il faut aller vers eux pour partager ensemble des émotions. C’est une sensation fabuleuse.

Afrik : On vous retrouve chantant parmi vos choristes, ou à côté de vos musiciens. Comment expliquez-vous une telle complicité ?

Coumba Gawlo : Sans le groupe, je ne serais pas là. Je ne suis pas une chanteuse de playback et sur scène sans mon orchestre je ne suis rien. J’ai besoin de sentir une complicité avec eux, qui sont derrière moi et qui m’accompagnent.

Afrik : Vous partez à l’instant pour un concert au Maroc, un dernier mot sur le Fespam ?

Coumba Gawlo : Je souhaite longue vie au Fespam. C’est une belle occasion pour l’Afrique de partager et de communier et ça c’est une excellente chose.