Côte d’Ivoire : rassemblement à Abidjan contre la libération de Gbagbo

L'ancien chef d'Etat de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo

Réunis autour du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire, des Ivoiriens ont manifesté, ce lundi, contre la libération de l’ancien chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, détenu à la Cour pénale internationale.

Alors qu’une « audience de délibération » est prévue ce mardi 15 janvier 2019 pour la demande d’acquittement de l’ancien Président de la Côte d’ivoire, Laurent Gbagbo, le Collectif des victimes ivoiriens a manifesté, ce lundi 14 janvier, contre la libération de l’ancien chef d’Etat de ce pays d’Afrique de l’Ouest, en détention à la Cour pénale internationale (CPI).

Selon le constat fait par APA, ils étaient des centaines de victimes de la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, vêtues de blanc pour la plupart à manifester aux abords des locaux du Conseil national des droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI), pour un sit-in prévu devant l’institution. Sauf que les forces de l’ordre, notamment la police,déployée sur les lieux, a empêché cette manifestation d’envergure.

Tenus loin du siège du Conseil national des droits de l’Homme de Côte d’Ivoire, les manifestants ont exprimé leur colère, réclamant « la justice » et scandant des slogan hostiles « à la libération de Laurent Gbagbo ». Malgré la présence des forces de l’ordre, le président du collectif, Issiaka Diaby, sera reçu par le bureau exécutif du CNDHCI. Le président du CVCI a dit souhaiter, « dans l’intérêt des victimes », que Gbagbo soit maintenu en prison jusqu’à la fin de son procès, craignant que l’ex-chef d’Etat profite de sa liberté provisoire, pour se « réfugier dans un pays hostile à la CPI ».

Précisant que son institution « n’interfère pas dans les questions judiciaires », et appelant à « faire confiance à la justice parce que l’une des caractéristiques principales de la CPI, c’est qu’elle met au cœur de son action, la question des victimes », la présidente du CNDHCI, Namizata Sangaré, a, toujours selon APA, répondu que son institution prend « bonne note » de cette saisine du CVCI.