Côte d’Ivoire : Ouattara annonce « une nouvelle Constitution dès l’année prochaine »

Le Président ivoirien, Alassane Ouattara, grand favori de l’élection présidentielle de ce dimanche 25 octobre 2015, a annoncé « une nouvelle Constitution dès l’année prochaine ».

Un texte « que je soumettrai au verdict de mes concitoyens ». C’est en ces termes que le Président ivoirien, Alassane Ouattara, grand favori de l’élection présidentielle de ce dimanche 25 octobre 2015, a annoncé « une nouvelle Constitution dès l’année prochaine ».

Dans un entretien accordé à la presse notamment RFI, le chef de l’Etat sortant de la Côte d’Ivoire, par ailleurs candidat à sa réélection, est revenu sur la question de l’article 35 de la Constitution qui exclut des candidats dont les deux parents ne sont pas Ivoiriens.

Selon Alassane Ouattara, candidat à la Présidentielle ivoirienne, « nous aurons une nouvelle Constitution, je l’espère dès l’année prochaine », a déclaré le candidat Alassane Ouattara à la présidentielle ivoirienne.

Alassane Ouattara prévoit un référendum qui « permettra d’enlever tous les gènes « confligènes » dans la Constitution actuelle (…). Une Constitution de la troisième République que je soumettrai au verdict de mes concitoyens », a précisé le Président-candidat dans l’hypothèse de sa réélection. Pour lui, « ce qui est important, c’est que nous regardions l’avenir et notre avenir, c’est de faire en sorte que nul ne doit être exclu en raison de son origine, de sa religion, de son ethnie ou de la couleur de sa peau ».

Une marche qui devait avoir lieu, ce jeudi 22 octobre 2015, à Abidjan, dans le quartier du Plateau, pour appeler la population à boycotter le scrutin de dimanche, a été interdite la veille, mercredi, par la préfecture de police. Elle était à l’initiative de Mamadou Koulibaly, membre fondateur de la Coalition nationale pour le changement (CNC).

Le patron du Lider, Mamadou Koulibaly, et Essy Amara, candidat indépendant, par ailleurs membre du PDCI, ont tout deux appelé au boycott du scrutin. Ils suivent ainsi la même logique que Abou Drahamane Sangaré du FPI de Gbagbo, opposé au leadership de Pascal Affi N’Guessan du même parti (FPI).

De son côté, l’ancien Président Laurent Gbagbo, qui se trouve actuellement à La Haye, poursuivi par la CPI, a démenti avoir donné des consignes de vote.