Côte d’Ivoire : le taux de participation en question

En Côte d’Ivoire, alors que la Commission électorale indépendante (CEI) avance un taux de participation à la Présidentielle de dimanche de 60%, la Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation des élections annonce, elle, un taux de 53%.

En Côte d’Ivoire, une question est actuellement sur toutes les lèvres : quel est le taux réel de participation ? En effet, alors que la Commission électorale indépendante (CEI) avance un taux de participation à la Présidentielle de dimanche 25 octobre de 60%, la Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation des élections (POECI) donne le chiffre de 53%.

Pour reprendre les termes de RFI, « les estimations concernant la participation à l’élection présidentielle divergent » en Côte d’Ivoire. En effet, c’est lundi en début d’après-midi, que la Commission électorale indépendante (CEI) annonçait un taux de participation des Ivoiriens à l’élection présidentielle de l’ordre de 60%. Et ce même lundi, dans la soirée, la Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation des élections en Côte d’Ivoire, une organisation de la société civile mandatée pour observer le scrutin, publiait, selon RFI, un communiqué dans lequel ce taux de participation serait plutôt de 53%, avec « une marge d’erreur de plus ou moins 1,8% ».

Ces chiffres émanent de la POECI qui, faut-il le rappeler, est une organisation qui, avec l’agrément de la commission, a disposé à travers le pays et dans un échantillonnage de 755 bureaux de vote représentatifs, des observateurs qui ont suivi le scrutin de bout en bout jusqu’au dépouillement final, indique RFI.

Un pays : la Côte d’Ivoire, un scrutin : la Présidentielle, deux taux de participation : 60% et 53%. Dans l’attente des résultats partiels puis globaux, d’abord provisoires ensuite officiels, les Ivoiriens scrutent les moindres détails de cette élection jugée gagnée d’avance par le Président sortant Alassane Ouattara qui pourrait coiffer au poteau ses principaux concurrents, notamment le pro-Gbagbo Pascal Affi N’Guessan.