Côte d’Ivoire : la réconciliation est la seule alternative, selon Guillaume Soro

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a déclaré qu’il ne pouvait exister d’autres alternatives à la réconciliation en Côte d’Ivoire, ce mardi, à Taabo, ville du sud du pays. Il a dénoncé les discours « guerriers » de certains hommes politiques.

La réconciliation est la seule alternative pour la Côte d’Ivoire a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro. L’ancien Premier ministre de l’ex-Président Laurent Gbagbo puis de Alassane Ouattara, l’actuel chef de l’Etat, a critiqué les discours des « nouveaux guerriers » d’après la crise post-électorale de 2011, alors qu’il était dans la ville de Taabo, à plus de 160 km au nord de la capitale économique, Abidjan.

Guillaume Soro a vanté l’action du Président

« Cette institution (Assemblée nationale) a décidé de se battre pour la réconciliation dans ce pays. La réconciliation est importante pour la Côte d’Ivoire, parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives », a ainsi indiqué Guillaume Soro. Le président de l’Assemblée nationale effectue, depuis quatre jours, une tournée politique dans la région de l’Agnéby-Tiassa qui encercle la région autonome d’Abidjan, au sud du pays.

Il a aussi dénoncé les discours des « nouveaux guerriers » et insisté sur le fait que la Côte d’Ivoire « n’a pas le choix que de se réconcilier », rapporte l’APA. Il a ensuite défendu l’action du président de la République, Alassane Ouattara, dont le bilan est très positif, pour lui, après trois ans de mandat. « Le développement va se poursuivre dans les villes et dans les villages », a-t-il affirmé. « Ivoiriens, Ivoiriennes, faisons la paix. Ivoiriens, Ivoiriennes réconcilions-nous. (…) La guerre est finie », a-t-il conclu.

Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement a rencontré l’opposition la semaine dernière, devant son mécontentement grandissant envers la réforme de la Commission électorale indépendante prévue par le pouvoir en place. Elle a été reportée, ce mardi, à « une date ultérieure ».