Côte d’Ivoire : Hollande appelle le FPI à participer aux élections

Le Président François Hollande a appelé, jeudi, le Front populaire ivoirien (FPI) à participer aux élections afin « d’assurer la réconciliation nationale ».

Le Président français François Hollande a incité, jeudi, le Front populaire ivoirien (FPI), principal parti d’opposition ivoirien, à participer à la prochaine élection présidentielle de 2015, qualifiée de « transparente et libre ». Il était à Abidjan pour la première étape de sa tournée africaine qui l’a mené au Niger et, ce vendredi dans la soirée, au Tchad.

« Il faut saisir l’opportunité d’assurer la réconciliation nationale à travers les élections », a indiqué le Président français à l’occasion d’une conférence de presse, lors de sa visite officielle à Abidjan, rapporte Xinhua. « Ce parti, s’il veut exister demain, doit être présent aux élections », a-t-il précisé à l’adresse du FPI. « Quand des élections sont organisées de manière transparente et libre, les partis peuvent se constituer et peuvent s’exprimer. Alors, ces élections doivent être les élections de tous », a ajouté le chef de l’Etat français.

« Nous soutenons les efforts de la CPI »

La participation du FPI à la prochaine élection présidentielle de 2015 reste incertaine, alors que ce parti avait boycotté les élections législatives et locales qui se sont tenues juste après la crise post-électorale, en 2012. Ce parti, créé par l’ex-Président Laurent Gbagbo, n’a toujours pas désigné de représentants pour siéger à la Commission électorale indépendante (CEI). Récemment remanié, le FPI accuse le gouvernement de l’avoir recomposée de façon « déséquilibrée » au profit du parti au pouvoir.

Des dissensions apparaissent au sein de ce parti. D’un côté ceux qui veulent intégrer le jeu politique et remanier le parti en vue des prochaines élections et de l’autre, ceux qui ne jurent que par la libération de Laurent Gbagbo, emprisonné à La Haye alors qu’il va être jugé par la Cour pénale internationale (CPI). A ce sujet le Président Hollande a déclaré que « la France n’accepte pas l’impunité, où que ce soit, nous soutenons les efforts de la CPI ».