Corruption au Parlement européen : le Maroc dans le viseur

Corruption enveloppe
Corruption enveloppe

Alors que le Parlement européen est sous le coup d’un scandale de corruption impliquant le Qatar, les enquêteurs soupçonnent désormais le Maroc d’avoir lui aussi soudoyé des eurodéputés.

Le Qatargate qui secoue actuellement le Parlement Européen a de nouvelles ramifications touchant le Maroc. A l’origine du scandale, se trouve le versement de pots-de-vin versés par le Qatar à Eva Kaili, vice-présidente déchue du Parlement européen. Dans le cadre de leur enquête dirigés par le juge bruxellois Michel Claise , les policiers belges ont interrogé Francesco Giorgi, conjoint d’Eva Kaili qui a déjà balancé beaucoup d’informations sur les versements par le Qatar. Dans ses aveux, il a a également incriminé le Maroc.

Corruption au Parlement européen, après le Qatar, le Maroc

A l’origine Francesco Giorgi était assistant parlementaire d’un eurodéputé socialiste italien, Pier-Antonio Panzeri, qui serait, selon la police belge, au cœur d’un réseau de corruption. A travers l’ONG Fight Impunity, dont il est un des fondateurs, il aurait mis en place un vaste système de corruption au profit du Qatar, mais aussi peut-être du royaume chérifien.

Le Sahara Occidental Alpha et Omega de la politique marocaine

Une nouvelle fois, comme dans le cadre de l’affaire Pegasus, c’est le Sahara Occidental qui est au centre des attentions marocaines. Et le Royaume semble encore avoir franchi la ligne rouge. Le quotidien français Le Monde raconte l’histoire d’un mystérieux espion marocain au centre de l’enquête Belge.

Au cœur de l’enquête on trouve  l’ambassadeur du Maroc en Pologne, Abderrahim Atmoun, actuel ambassadeur du Maroc en Pologne. Il aurait servi d’intermédiaire pour nouer « un pacte secret » avec la DGED, les services secrets marocains, en 2019, raconte Le Monde. Et le journal de préciser que pour l’instant déjà deux autres députés européens sont suspectés d’avoir été corrompus, l’Italien Andrea Cozzolin et le Belge Marc Tarabella.

On se souvient que dans le scandale Pegasus, le Maroc est soupçonné d’avoir écouté les téléphones de nombreuses personnalités européennes. En Espagne, on accuse le Royaume chérifien d’avoir fait pression sur le chef de Gouvernement de l’époque, Pedro Sanchez, en utilisant des écoutes téléphoniques des conversations de sa femme.

L’enquête va se poursuivre. Il est probable que de nombreuses révélations soient distillés dans les prochains jours.