Coronavirus au Niger : le système sanitaire pourra-t-il faire face ?


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L'ancien Président du Niger, Mahamadou Issoufou
L'ancien Président du Niger, Mahamadou Issoufou

Pour tenter de réduire la propagation du Coronavirus, le Niger a instauré un couvre-feu. La pandémie n’épargne pas ce pays de l’Afrique de l’Ouest qui figure parmi les plus pauvres du monde. Les premiers cas de Coronavirus ont été détectés la semaine dernière.

Les autorités nigériennes ont rapidement pris des mesures pour faire face à la situation. Un couvre-feu général a été instauré, avec en plus la fermeture de toutes les écoles et la suspension des célébrations dans les églises et les mosquées. Le père Mauro Armanino, missionnaire de la Société des missions africaines, explique que « dans la capitale Niamey, pendant deux semaines, aucun moyen de transport ne sera autorisé à entrer et sortir de la ville, elle sera complètement isolée ».

Un système sanitaire précaire

La situation du Niger est encore plus préoccupante face au Coronavirus, quand on sait que le pays subit déjà les affres d’autres pathologies mortelles. Le risque d’effondrement du système national de santé déjà fragile est très important. Il n’est constitué que de quelques hôpitaux du gouvernement, de multiples cliniques privées et d’un hôpital de référence, un don de la Chine. L’utilisation de ce dernier ne peut être effective que dans des conditions particulières.

Certains pensent que la situation pourrait davantage se compliquer, dans les prochains jours, à cause de la pandémie. Les hôpitaux au Niger avaient déjà mauvaise presse à cause de la piètre qualité de l’accueil et la prise en charge des malades. C’est donc tout un système sanitaire qui risque d’être mis à rude épreuve par le Coronavirus

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