Coopération Gabon-Cameroun : vers le renforcement de l’axe Libreville-Yaoundé

Les autorités de Libreville et leurs homologues de Yaoundé veulent mettre en place une zone de co-prospérité entre le Gabon et le Cameroun. C’est en tout cas ce qui ressort d’un colloque organisé par les universitaires des deux pays et qui a pris fin vendredi dans la capitale gabonaise.

Sous l’impulsion des chefs d’Etat gabonais et camerounais, Ali Bongo Ondimba et Paul Biya, une zone de co-prospérité devrait bientôt voir le jour entre le Gabon et le Cameroun. L’objectif à court terme est de dynamiser les échanges entre les deux pays, tout en favorisant l’intégration sous régionale. Le Gabon et le Cameroun veulent s’inspirer du couple franco-allemand, qui a joué un rôle prépondérant dans la mise en place de la zone euro. « Il ne s’agit pas de supplanter les institutions sous-régionales d’intégration, à savoir la Cemac et la CEEAC », a souligné le professeur Ropavia, précisant qu’il est question d’impulser une nouvelle dynamique d’intégration sous-régionale débarrassée des préjugés, des clichés et des idées préconçues.

Pour la mise en place rapide de cette zone de co-prospérité, les participants au colloque de Libreville ont émis des recommandations concernant les domaines de la gouvernance, de l’éducation, des infrastructures et de l’aménagement du territoire.

Dans les domaines de l’éducation et de la gouvernance, les universitaires ont proposé le renforcement du partenariat académique et scientifique, le développement des pôles d’excellence, la promotion des programmes d’enseignement relatif au thème de l’intégration, la vulgarisation des mécanismes politiques et juridiques liés aux mêmes thèmes et l’instauration des relations entre les collectivités locales.

Au niveau des infrastructures et de l’aménagement du territoire, il a été préconisé de renforcer l’interconnexion des réseaux de circulation, de télécommunication et de transport de l’énergie entre le Gabon et le Cameroun. Les universitaires ont également souhaité la création d’un centre commun de prévisions météorologiques et des territoires transfrontaliers à mutualité commerciale, industrielle, touristique, sanitaire et intellectuelle. Ils désirent aussi que les deux pays fassent davantage d’efforts pour l’amélioration de la libre circulation des personnes et des biens, avec la mise en place d’une agence de régulation des travailleurs saisonniers dans la zone transfrontalière.

L’acte II de la création de cette zone sera signé en novembre, avec l’organisation d’un forum économique à Yaoundé.

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